Loving Vincent: pour la prouesse technique ***1/2

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Douglas Booth dans Loving Vincent 

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La PresseÉric Clément 3/5

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En 1891, un facteur, ami de Vincent Van Gogh, demande à son fils Armand de remettre une lettre à Théo, le frère du peintre qui vient de se suicider. À Paris, le messager apprend que Théo, anéanti par la mort de son frère, est décédé peu après. Armand se rend alors à Auvers-sur-Oise, où le peintre a mis fin à ses jours, pour essayer de comprendre les circonstances de sa mort.

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Loving Vincent

image fournie par Momgrel

Loving Vincent est le premier film d'animation entièrement créé en s'inspirant de peintures, en l'occurrence 120 toiles du peintre néerlandais Vincent Van Gogh (1853-1890). Les réalisateurs Dorota Kobiela (également peintre) et Hugh Welchman (Oscar du meilleur court métrage d'animation en 2008 pour Pierre et le loup) ont réalisé un tour de force en utilisant ces oeuvres de Van Gogh pour constituer les images du film. Un travail qui a nécessité huit années de création. 

Chaque personnage est joué par des comédiens qui ont tourné des scènes par la suite reproduites image par image par une centaine d'artistes, avec de la peinture à l'huile, en prenant le style de Van Gogh. Les images peintes ont ensuite été photographiées pour constituer le film d'animation composé de plus de 62 000 plans ! 

Ce film est à la fois un drame et une enquête. L'histoire débute en 1891 quand le jeune Armand Roulin essaie de comprendre comment et pourquoi l'artiste s'est tiré une balle dans la poitrine. La narration autour des circonstances de la mort de Van Gogh se suit avec plaisir, mais c'est surtout dans la forme que le long métrage est remarquable. C'est comme si l'on regardait le film au bout du pinceau de Van Gogh. Il s'agit donc d'abord d'un film artistique de peinture animée avant d'être un film de cinéma classique. Un film où l'on a, peut-être, un peu forcé le mystère sur la mort de Van Gogh afin que l'histoire ne soit pas submergée par la densité de la technique utilisée, laquelle, par moments, est lourde à digérer pour l'oeil. Mais rien que pour la prouesse de cette réalisation, La passion Van Gogh vaut le déplacement.

Film d'animation

Loving Vincent

(V.F. : La passion Van Gogh)

Dorota Kobiela et Hugh Welchman 

1 h 35

3 étoiles et demie




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