En DVD

Mes héros

Mes héros

Résumé

En pleine crise conjugale, Maxime, propriétaire d'une compagnie d'ambulances privée qui survit grâce à de petits trafics, fait une pause salutaire d'une fin de semaine à la fermette familiale en banlieue de Paris. Contre l'avis de son père Jacques, qui se remet tranquillement d'un ACV, sa mère Olga, via un réseau d'entraide clandestin, a recueilli temporairement le petit Tiemoko, fils d'une sans-papiers africaine placée en centre de rétention. Tranquillement, entre le retraité ronchon et le gamin mutique, qui refuse d'enlever sa cagoule malgré la chaleur de septembre, une belle complicité se développe. Témoin du bonheur de ses parents querelleurs mais au grand coeur, Maxime fait le point sur sa propre situation familiale.

Cote La Presse

2.5/5

Votre cote 4 votes

2.9/5

Fermer X

Bande-annonce de Mes héros

Vous avez vu le film?
Faites-nous part de vos commentaires

COTEZ CE FILM

Légende

  • 5 etoile - exceptionnel
  • 4 etoile - Très bon
  • 3 etoile - Bon
  • 2 etoile - Passable
  • 1 etoile - À éviter

DÉTAILS

Date de sortie : 2013-03-15

Classement : Général

Pays : France

Distributeur : Niagara Films

Date de sortie en DVD : 2013-06-25

Genre : Comédie

Durée : 91 min.

Année : 2012

Site officiel

GÉNÉRIQUE

Réalisation : Éric Besnard

Montage : Christophe Pinel

Scénario : Éric Besnard

Photographie : Jean-Marie Dreujou

Musique : Christophe Julien

ACTEURS

Clovis CornillacGérard JugnotPierre RichardJosiane BalaskoIbrahim Burama DarboeMagaly BerdyAnne CharrierConstance DolléJoseph BesnardMichelle Goddet

Critique

Mes héros : mignon comme tout

Jean-Christophe 
Jean-Christophe Laurence

Qu'il est mignon, ce nouveau film d'Éric Besnard. Après avoir donné dans le film d'action, le réalisateur français revient avec une charmante fable familiale, qui réchauffe le coeur et la vue.

Mignon, ce personnage de mère militante joué avec panache par Josiane Balasko. Une pêche d'enfer, une grande gueule, un caractère épouvantable, mais au fond, un grand coeur.

Mignon, ce papa à la retraite incarné par Gérard Jugnot. Bourru, mais en apparence seulement. Dans les faits, l'homme est un bon vivant attachant, qui aime le bon vin, la vieille bossa et la cueillette des champignons avec son vieux pote au regard tendre, joué par Pierre Richard.

Mignonne, leur jolie bicoque de campagne, arrangée comme la maison de papa et maman ours dans Boucle d'or et les trois ours.

Mignon, leur fils de 40 ans joué par Clovis Cornillac, qui vient passer le weekend chez ses parents, afin de réfléchir à son avenir professionnel et au futur de son couple qui bat de l'aile. On adore comment, pour lui, tout va s'éclairer au contact de ses parents, modèle de vie réussie, de bonheur et de relation durable.

Mignon, enfin, ce petit garçon africain, que la famille dissimule pour éviter son expulsion du pays. Dehors, les méchants gendarmes veillent, au nom d'un gouvernement de droite inhumain. Mais comptez sur Jugnot et Balasko pour sauver l'honneur de la France, cette bonne vieille France pour qui la conduite d'une 2 chevaux n'est pas incompatible avec l'immigration, légale ou non.

On ne voudrait pas jouer les cyniques ou les «pisse froid», pour employer les mots de Gérard Jugnot. Mais il est vrai que Mes héros dégouline de bons sentiments. Qu'un homme redécouvre le sens de la vie en observant ses deux «vieux» est déjà limite, d'autant que la lumière jaillit pour lui en moins de 48 heures. Mais qu'on intègre un petit Black sans papiers est tout simplement la goutte (de sirop) qui fait déborder le vase du politiquement correct. C'est bien simple, on a l'impression que cette partie du scénario a été intégrée de force à l'aide d'un pied de biche.

À la fois bucolique et rétro, Mes héros n'est pas pour autant à jeter au feu-de-cheminée-qui-brûle-à journée-longue-dans-cette-jolie-maison. Le film est honnête et sans prétention. Il y a quelques jolis moments, plein de chouette humanité vachement sympa. Gérard Jugnot est égal à lui-même en héros de la vraie vie, tout comme Josiane Balasko, en mère-courage insupportablement brillante. Un cran au-dessous, Clovis Cornillac s'en sort sans trop de mal, malgré l'écrasante présence des deux vétérans du Splendid - qui n'avaient pas été mari et femme depuis Les Bronzés.

Mais trop de bonnes intentions, c'est comme pas assez. Et le gâteau ne lève qu'à moitié. Un «bon petit film français», pour le mignon et le moins bon.

* * 1/2
Mes héros. Comédie d'Éric Besnard, avec Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Clovis Cornillac et Pierre Richard. 1h30.

Mes héros: recette éprouvée

Éric 
Éric Moreault

La recette est éprouvée: deux valeurs sûres comme acteurs, un cameo de vedette du passé, des images de cartes postales vieille France, des répliques épicées, un soupçon de nostalgie, une pincée de révolte gauchisante, nappés sous une épaisse couche bien-pensante. Ça donne une comédie aigre-douce, mais sans saveur: Mes héros.

Mes héros correspond à ce que François Truffaut appelait le «cinéma de papa». Un scénario convenu et prévisible à souhait, une réalisation académique qui manque cruellement de personnalité et un souci de conforter le spectateur dans ses bons sentiments.

Le réalisateur Éric Besnard fait tout de même une concession à la modernité, en entremêlant une histoire de sans-papiers à son histoire de famille en brouille perpétuelle.

La vie de Maxime (Clovis Cornillac) fout le camp : il est en train de perdre sa femme et sa compagnie. Il se réfugie chez ses parents, à la campagne : la gauchiste Olga (Josiane Balasko) et l'insouciant Jacques (Gérard Jugnot). Ils accueillent Tiemoko (Ibrahim Burama Darboe), un petit sans-papiers menacé d'expulsion avec sa mère. Sa présence leur permettra de prendre un nouveau départ.

Le seul véritable intérêt de Mes héros réside dans les performances de Balasko (bien qu'un peu trop cabotine) et de Jugnot. Les deux acteurs s'en donnent à coeur joie dans leurs séances d'engueulades et de petites confrontations quotidiennes qui sont le quotidien d'un couple qui se connaît sous toutes ses coutures après 40 ans de vie commune. Il y a aussi le naturel désarmant d'Ibrahim Burama Darboe.

À l'inverse, le jeu monolithique de Clovis Cornillac est nul. On n'y croit pas du tout. Il a l'air de s'emmerder et de souhaiter être ailleurs. Nous aussi. Quant à Pierre Richard, il fait du Pierre Richard...

Si au moins c'était drôle. On sourit en coin, parfois. À moins que voir deux pépés hilares conduire une voiture dans un champ est l'idée que vous vous faites du summum de la comédie. On se croirait chez les Charlots...

Heureusement, c'est court. Même si le scénario étire la sauce pendant 15 longues minutes à la fin. Misère.

* *
Titre: Mes héros. Genre: comédie. Réalisateur: Éric Besnard. Acteurs: Clovis Cornillac, Josiane Balasko, Gérard Jugnot et Ibrahim Burama Darboe. Classement: général. Durée: 1h31.

On aime: la fraîcheur d'Ibrahim Burama Darboe.

On n'aime pas: le scénario convenu, la réalisation sans personnalité.

publicité

Commentaires Faites-nous part de vos commentaires >

Commentaire (0)

Commenter cet article »

À vous de lancer la discussion!

Soyez la première personne à commenter cet article.

Commenter cet article

Vous désirez commenter cet article? Ouvrez une session | Inscrivez-vous

 

Veuillez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

publicité

publicité

publicité

la boite:1977421:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires