Je n’avais jamais vu «Les Misérables» en spectacle, mais j’avais écouté des dizaines de fois la bande originale tirée de sa création à Broadway. Dès que j’ai entendu la bande-annonce du film que vient d’en tirer Tom Hopper, j’ai tout de suite eu envie d’y courir. J’en sors tout juste, encore remué et ébloui. Sur le plan vocal, le film m’a pourtant paru un brin moins fort que le CD. Mais ce qu’on perd en vocalises, on le gagne sur le plan dramatique. Le réalisateur a choisi des acteurs plus que des chanteurs. Ne vous inquiétez pas pour autant : ils savent pousser la chansonnette. Tous. Mais je suis d’accord pour dire, comme tout un chacun, qu’Anne Hathaway, absolument sublime, est la révélation de ces «Misérables». Si vous êtes amateur de comédies musicales, courez voir cette énième version du chef-d’œuvre Hugo. C’est follement romantique et passionnément révolutionnaire. Comme beaucoup l’ont fait spontanément aujourd’hui, vous applaudirez peut-être à la fin, après avoir séché discrètement quelques larmes.
France, au début du XIXe siècle. À la suite de sa rencontre avec un prêtre miséricordieux, Jean Valjean, ancien forçat réduit à la mendicité, brise ses conditions de libération conditionnelle en se réinventant sous une nouvelle identité. Devenu neuf ans plus tard maire de Montreuil et propriétaire d'usine, Valjean, forcé de fuir son ex-geôlier le policier Javert, diffère sa promesse de prendre soin de Cosette, la petite fille de Fantine, une de ses ex-ouvrières morte dans la misère. Lorsque les circonstances le permettent, il se rend chez les Thénardier, un couple d'aubergistes malhonnêtes, pour leur acheter la fillette que ceux-ci maltraitent. Fuyant une fois de plus Javert, Valjean s'établit à Paris avec Cosette. Quelques années plus tard, celle-ci s'éprend de Marius, un étudiant qui mène avec le fougueux Enjolras une insurrection populaire contre le pouvoir royal. Cette idylle contrarie Éponine, la fille des Thénardier, secrètement amoureuse de Marius.

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