Échos de scène: Christine Beaulieu remporte le prix Michel-Tremblay

Christine Beaulieu, auteure de J'aime Hydro... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse)

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Christine Beaulieu, auteure de J'aime Hydro

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Tous les mardis, La Presse présente les actualités de la semaine dans le monde du théâtre à Montréal et au Québec. Premières, coups de coeur, spectacles en tournée et pièces à voir. La scène se passe ici et maintenant.

La Fondation du Centre des auteurs dramatiques (CEAD) a remis ses prix annuels, hier soir au Monument-National. Christine Beaulieu remporte le convoité prix Michel-Tremblay (meilleur texte créé à la scène en 2016-2017) pour J'aime Hydro. «C'est un honneur inestimable ! a confié l'actrice de 36 ans à La Presse. Jamais, au début de ma carrière, je n'aurais pensé écrire un texte un jour; encore moins recevoir ce prix pour ma première pièce!»

Christine Beaulieu remercie chaudement la dramaturge Annabel Soutar (et sa compagnie Porte Parole) de lui avoir fait confiance avec ce projet «casse-gueule» de théâtre documentaire. Une création qui a occupé trois ans de sa vie.

«Ce qui me réjouit le plus avec le succès de J'aime Hydro, c'est qu'il prouve la grande pertinence du théâtre dans la société. Quand ça fonctionne, cet art touche les gens directement au coeur. J'en ai la preuve après chaque représentation, avec les témoignages que je reçois de spectateurs de 16 à 85 ans, et de partout au Québec!»

Christine Beaulieu présente J'aime Hydro à La Bordée, dès ce soir, jusqu'au 9 décembre. La pièce sera reprise dans cinq villes en février; une autre tournée québécoise est prévue pour l'hiver 2019. Le texte est publié chez Atelier 10.

Autres prix

La Fondation du CEAD a par ailleurs remis le prix Louise-LaHaye (texte jeune public) à l'auteur et metteur en scène Sébastien David pour Les Haut-Parleurs, une pièce ciblant les adolescents créée par le Théâtre Bluff, en novembre 2015. Elle est en tournée au Québec jusqu'au 8 avril 2018.

Rachel Graton avait déjà reçu le prix Gratien-Gélinas (pour la relève) pour La nuit du 4 au 5, créée en septembre au Théâtre d'Aujourd'hui. Le jury du prix Gratien-Gélinas a en outre retenu le texte Schefferville pendant l'extinction de la race blanche de Benjamin Pradet pour sa qualité d'écriture et lui a décerné une mention spéciale.

Citation

«Comme aux États-Unis, comme en France, c'est une lame de fond. Il y a chaque jour de nouvelles révélations. Notre société, qui est très matriarcale, est profondément secouée. Les journalistes femmes sont chez nous très rigoureuses et fortes et veillent à ce qu'il n'y ait pas de débordements excessifs.» - L'homme de théâtre Robert Lepage, interrogé par le journal parisien Le Figaro sur l'affaire Weinstein et ses répercussions au Québec

Improvisation: Salomé Corbo revisite ses classiques

Pour la troisième année, la LNI s'attaque aux classiques et aux auteurs marquants du répertoire d'ici et d'ailleurs. Parmi les interprètes fidèles à la LNI, Salomé Corbo est en haut de la liste : elle entame sa 17e saison au sein de la ligue qui fête ses 40 ans. L'actrice sera deux fois à Espace libre, avec cette production, d'abord pour une incursion dans l'oeuvre (et le langage dramatique) de Wajdi Mouawad (le 6 décembre), puis de Carole Fréchette (le 7 décembre). 

«L'improvisation me permet de sortir de mon type de casting, dit Salomé Corbo. Je peux autant jouer la reine d'Angleterre qu'une enfant de 5 ans. Le champ des possibles est infini dans un match. Car les artistes improvisateurs sont au diapason du public durant la représentation.» 

En plus de la LNI, Corbo joue pour la LIM, L'instable (groupe de théâtre improvisé créé par Frédéric Barbusci) et le Cabaret improvisé à Saint-Eustache. «Je dois faire de la scène au moins une fois par semaine, dit-elle. Sinon, l'actrice en moi s'atrophie.»

La LNI s'attaque aux classiques s'amorce ce soir avec Shakespeare revisité par Sophie Caron, Pier-Luc Funk et Florence Longpré. Les soirées sont animées par le dramaturge et doctorant Alexandre Cadieux ainsi que par le comédien François-Étienne Paré.

À l'Espace libre jusqu'au 9 décembre.

Création: On est curieux...

De voir la création du Théâtre Bistouri, Mazal Tov, présentée au Prospero. Marc-André Thibault a créé une comédie noire qui traite de clash culturel, autour d'un mariage entre une Juive et un non-Juif. La production met en vedette, entre autres, l'excellent Jean-François Casabonne. Mazal Tov est publié chez Dramaturges Éditeurs. Jusqu'au 9 décembre.

Reprise: Camillien Houde «le p'tit gars de Sainte-Marie»

La pièce sera présentée en rappel à la fin de l'automne 2018. Créée en août à l'occasion des célébrations du 375e anniversaire de Montréal, l'oeuvre est signée Alexis Martin et mise en scène par Daniel Brière et Geoffrey Gaquère. Pierre Lebeau reprendra le rôle titre, en compagnie de Josée Deschênes dans le rôle de sa deuxième épouse, Georgiana Falardeau. Une vingtaine de citoyens du quartier Centre-Sud participent également au spectacle.

À Espace libre, du 28 novembre au 15 décembre 2018.

Aussi à l'affiche

Vu du pont d'Arthur Miller. Mise en scène de Lorraine Pintal. Au Théâtre du Nouveau Monde, jusqu'au 9 décembre. 

The 39 Steps de Patrick Barlow. Au Centaur, jusqu'au 10 décembre. 

L'Iliade. Texte: Homère. Adapté et mis en scène par Marc Beaupré. Au Théâtre Denise-Pelletier, jusqu'au 2 décembre.

Os, la montagne blanche de et avec Steve Gagnon. Mise en scène de Denis Bernard. À La Licorne jusqu'au 1er décembre.

Les secrets de la Petite Italie de Steve Galluccio. Mise en scène de Monique Duceppe. Chez Duceppe, jusqu'au 2 décembre.

Vic and Flo Saw a Bear (adaptation en anglais du film de Denis Côté) par Michael Mackenzie. Au Centaur, jusqu'au 2 décembre.

Savoir compter de Marianne Dansereau. Mise en scène de Michel-Maxime Legault. À la salle Jean-Germain, jusqu'au 1er décembre.

Filles en liberté de Catherine Léger. Mise en scène de Patrice Dubois. Une production du Théâtre PAP. À La Licorne, jusqu'au 2 décembre.

Les enivrés d'Ivan Viripaev. Mise en scène de Florent Siaud. Au Prospero, jusqu'au 16 décembre.




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