Une eau gazeuse avec... Josée Deschênes

Josée Deschênes signe sa première mise en scène,... (Photo Olivier PontBriand, La Presse)

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Josée Deschênes signe sa première mise en scène, cet été, avec Ciao papa! au Théâtre des Cascades, en plus de jouer dans des pièces en août et en septembre.

Photo Olivier PontBriand, La Presse

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Mario Cloutier

Toutes les semaines, La Presse échange avec un artisan d'une pièce de théâtre d'été. Aujourd'hui, conversation avec Josée Deschênes au parc Jarry. La comédienne réalise sa toute première mise en scène, au Théâtre des Cascades, avec la pièce Ciao papa!.

Après la fin de L'auberge du chien noir à la télé, vous ne manquez pas de travail: une mise en scène, puis vous jouez au théâtre en août et en septembre.

Je suis contente de passer à autre chose après 15 ans, mais en même temps, c'est un trou dans l'horaire qui donne le vertige. Mais c'est le fun d'avoir une page blanche où je peux inscrire des projets parce que maintenant j'ai du temps.

Ciao papa! est votre toute première mise en scène?

L'an passé, j'ai enseigné à l'École nationale en interprétation. Ça m'a donné le goût. En 30 ans de carrière, le métier s'est inscrit profondément en moi. Roger Léger m'a approchée pour monter le spectacle. Le métier n'est pas si facile, c'est bien d'ajouter des cordes à mon arc. Le défi des femmes au théâtre est de monter nos propres projets. Je trouve ça anxiogène d'attendre un coup de téléphone.

Ça ne doit plus vous arriver trop souvent?

J'ai quelques amis dans le métier et une certaine renommée. Quand j'ai des projets, en général, les portes s'ouvrent. Je suis chanceuse. Mais il faut aller à la chasse. Si la montagne ne vient pas à toi...

Mais là, vous en gravissez trois en même temps.

La pièce d'été est partie et ça va bien. C'est un auteur et acteur de Québec, Jonathan Gagnon, qui a écrit cette pièce qui se déroule dans un laboratoire de thanatologie. J'aimais l'idée de changer de lieu au théâtre. Il n'y a rien de macabre là-dedans. Jonathan s'est inspiré des Fourberies de Scapin.

Vous avez aimé diriger. Ferez-vous d'autres mises en scène?

J'ai fait beaucoup de théâtre d'été. C'est un genre que je connais bien. Je n'aurais pas fait Macbeth en partant. Je referais de la mise en scène, mais je ne veux pas arrêter de jouer.

Vous serez de Camillien Houde, «le petit gars de Sainte-Marie», en août? 

Oui, avec le groupe du Nouveau Théâtre expérimental (NTE) et Alexis Martin. Je fais l'épouse de Camillien Houde joué par Pierre Lebeau. C'est aussi une première pour moi, le NTE. C'est une pièce historique qui cadrait bien dans le 375e anniversaire de Montréal. La légende dit que mon personnage aurait inventé le pouding chômeur. On fait la recette sur scène! Il y a un déambulatoire au début de la pièce et un banquet après.

Et pour la troisième pièce, vous faites de l'absurde, un Boris Vian?

Michel-Maxime Legault met en scène Les bâtisseurs d'empire. C'est un autre beau spectacle court qui ouvre la saison du Théâtre Denise-Pelletier.

Vous vous lâchez vraiment, on dirait?

Je développe aussi des projets télé. Quand j'ai commencé au théâtre à Québec, je me suis habituée à développer mes affaires. En vieillissant, on veut des choses plus simples. Le théâtre tous les soirs, c'est plus fatigant. En même temps, j'avais vraiment le goût d'en faire et de me sentir un peu en danger. Ça réveille la créativité. C'est stimulant, stressant, mais c'est une belle période qui commence.

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Ciao Papa!, de Jonathan Gagnon, est présenté au Théâtre des Cascades jusqu'au 26 août.




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