Échos de scène: Marc-Antoine Cyr et Félix-Antoine Boutin

Marc-Antoine Cyr (à gauche) inaugure une résidence d'auteur... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE)

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Marc-Antoine Cyr (à gauche) inaugure une résidence d'auteur de deux ans au Théâtre Denise-Pelletier alors que Félix-Antoine Boutin termine la sienne cette saison au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui.

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Luc Boulanger
La Presse

Tous les mardis, La Presse présente les actualités de la semaine dans le monde du théâtre à Montréal et au Québec. Premières, coups de coeur, spectacles en tournée et pièces à voir. La scène se passe ici et maintenant.

Têtes d'affiche: Marc-Antoine Cyr et Félix-Antoine Boutin

Le premier inaugure une résidence d'auteur de deux ans au Théâtre Denise-Pelletier; le second la termine cette saison au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui. Marc-Antoine Cyr et Félix-Antoine Boutin ne se connaissaient pas avant que La Presse les réunisse pour souligner la présentation de leurs pièces ce mois-ci.

«Concrètement, une résidence d'auteur, c'est un accompagnement et un soutien à un écrivain par une compagnie, explique Cyr, un Québécois exilé à Paris depuis sept ans. Comme si Claude [Poissant, directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier] regardait de manière bienveillante mon travail pour m'aider à accoucher d'une nouvelle pièce, qui sera produite en 2018.»

L'auteur de Fratrie a lancé un collectif d'auteurs en France, en plus d'être l'un des instigateurs de la version parisienne du festival Jamais Lu.

«Il faut inventer des manières d'écrire ensemble, abonde Félix-Antoine Boutin. Je crois qu'on doit se parler et réfléchir entre créateurs. J'ai 27 ans. Je fais partie d'une génération qui estime qu'on est plus fort dans la solidarité que dans la défense de ses intérêts personnels.»

Boutin cite en exemple le renouveau du Centre du Théâtre d'Aujourd'hui, sous la direction de Sylvain Bélanger, devenu un vrai centre de création dramaturgique. «À mes yeux, l'écriture scénique est aussi importante que l'écriture dramatique. C'est donc important qu'une compagnie abrite un auteur sous son toit et lui permette d'être présent à chaque étape de la création de son oeuvre.»

Fratrie de Marc-Antoine Cyr, mise en scène de Didier Girauldon, salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier, jusqu'au 26 mars

Un animal (mort) de Félix-Antoine Boutin, jusqu'au 26 mars, salle Jean-Claude Germain du Centre du Théâtre d'Aujourd'hui

Ça ira (1) Fin de Louis de Joël Pommerat.... (PHOTO ÉLISABETH CARECCHIO, FOURNIE PAR LE THÉÂTRE FRANÇAIS DU CNA) - image 2.0

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Ça ira (1) Fin de Louis de Joël Pommerat.

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Lancement de saison

Danse Danse présentera 11 spectacles (dont deux programmes triples) signés par des compagnies et des chorégraphes de 7 pays. Côté québécois, on remarque la venue de Dave St-Pierre qui s'unit à la danseuse Anne Le Beau pour créer Suie, «une oeuvre lumineuse sur la quête d'absolu et le courage de la foi», inspirée de la mythique Jeanne d'Arc. On verra aussi la reine du flamenco, Maria Pages, entourée de huit danseurs et sept musiciens. La chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker et sa compagnie Rosas présenteront la pièce Rain. À noter, la présentation d'un spectacle «hors les murs» de la PDA, sur la scène circulaire de la TOHU: Until the Lions avec le grand Akram Khan. Ce dernier a annoncé son intention de se retirer de la scène comme interprète après cette tournée.

Le chiffre de la semaine

19 : Le directeur de Danse Danse, Pierre Des Marais, a dévoilé la programmation de la saison 2016-2017, la 19e du diffuseur montréalais.

Hors du 514: Ça ira (1) Fin de Louis

L'auteur et metteur en scène français Joël Pommerat propose une incursion dans la Révolution française pour interroger notre époque, avec sa pièce Ça ira (1) Fin de Louis. Un spectacle événement de cinq heures présenté en exclusivité nord-américaine au Théâtre français du CNA à Ottawa. Du 16 au 19 mars.

Primeur: Kabuki

Pour la première fois sur scène à Montréal, l'histoire inspirante d'Okuni, la fondatrice du Kabuki. Le parcours lumineux d'une créatrice japonaise il y a 400 ans. Ses inspirations, ses recherches, ses embûches. Avec la danseuse et chorégraphe Kayo Yasuhara et quatre musiciens. Okuni, fondatrice du Kabuki est présentée en primeur du 18 au 20 mars au Studio 303.

Aussi à l'affiche

Animaux de Daniel Brière et Alexis Martin, à Espace Libre jusqu'au 20 mars.

Après, de Serge Boucher, mise en scène de René Richard Cyr, au Théâtre d'Aujourd'hui jusqu'au 19 mars.

Des arbres de Duncan McMillan, mise en scène de Benoit Vermeulen, à la Petite Licorne jusqu'au 30 avril.

En attendant Godot de Beckett, mise en scène de François Girard, au TNM jusqu'au 31 mars.

Freddy d'Annabel Soutar, mise en scène de Marc Beaupré, à La Licorne jusqu'au 26 mars.

Moi et l'autre de Pascal Brullemans et Talia Hallmona, création du Théâtre Fêlé destiné aux jeunes de 12 ans et +. Du 21 au 24 mars à la Maison Théâtre.

Sans obligation d'achat d'Israël Horovitz, mise en scène d'Alain Zouvi, avec Monique Spaziani et Nadine Jean, au Prospero jusqu'au 19 mars.

Race de David Mamet, mise en scène de Martine Beaulne, chez Duceppe jusqu'au 26 mars.

Les courants souterrains de et mis en scène par Benoît Desjardins. Salle intime du Prospero, jusqu'au 2 avril.

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