Espace Go: 35 ans de désir

Ginette Noiseux, directrice d'Espace Go depuis 35 ans.... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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Ginette Noiseux, directrice d'Espace Go depuis 35 ans.

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Mario Cloutier

Espace Go fête les 35 ans de Ginette Noiseux à la tête de la salle du boulevard Saint-Laurent. Le désir sera au centre de la programmation constituée de neuf pièces en 2015-2016.

La passion de Ginette Noiseux à la direction d'Espace Go ne se dément pas après 35 ans. Même si les temps sont durs en culture, la dame a su garder intact son désir de théâtre.

«Je n'ai pas l'impression que ça fait 35 ans que je suis là. C'est toujours la même fébrilité à chaque début de saison», dit-elle.

Le désir est d'ailleurs au centre des trois pièces produites par Espace Go en 2015-2016. Le théâtre recevra de la grande visite de France en avril prochain en la présence de Béatrice Dalle.

La vedette de 37°2 le matin viendra lire Les lettres d'amour du poète de l'Antiquité Ovide, entrecoupées de celles de l'artiste en résidence Evelyne de la Chenelière.

«Béatrice, c'est vraiment tout un personnage, lance Ginette Noiseux. Il n'y a aucun filtre avec elle. Ça promet.»

La saison commencera le 15 septembre avec une autre vedette du cinéma d'ici, Monia Chokri. Elle jouera Peep Show de Marie Brassard. Et en janvier, Céline Bonnier reprendra son rôle de Blanche Dubois dans Un tramway nommé désir mis en scène par Serge Denoncourt.

«Ce sont trois vedettes, c'est vrai, dit la directrice à propos des têtes d'affiche de la saison, mais ce sont surtout des créatrices en quête de défis. Elles viennent à Espace Go faire ce qu'elles ne peuvent pas faire ailleurs.»

Six autres pièces

Les six autres pièces présentées démontrent qu'Espace Go demeure au fait de «l'évolution d'une pratique théâtrale qui bouge beaucoup en ce moment», selon Ginette Noiseux.

La création en octobre de la pièce Five Kings - L'histoire de notre chute, drame d'Olivier Keimed inspiré de l'oeuvre de Shakespeare et mis en scène par Frédéric Dubois, réunira cinq grands rois shakespeariens et représente l'une des pièces les plus attendues de la rentrée.

Troupe en résidence à Espace Go, le Théâtre PÀP y présentera aussi la première pièce du romancier Samuel Archibald, Saint-André-de-L'épouvante, et Révolution à Laval, comédie du jeune auteur Guillaume Lagarde.

La compagnie Orange Noyée offrira Cinq à sept, une pièce mettant en scène des femmes de Fanny Britt qui répondra à Ils étaient quatre cosigné par Mani Soleymanlou en mars dernier.

Espace Go présentera aussi Bientôt viendra le temps du Théâtre de l'Opsis et La morsure de l'ange du triple récipiendaire du prix du Gouverneur général Daniel Danis.

Moyens limités

Toute cette effervescence à Espace Go ne peut occulter le fait que les temps sont difficiles pour le théâtre de création au Québec.

«On doit le dire, il s'agit d'un sous-financement en théâtre, dit Ginette Noiseux. Les artistes sont excellents, le public répond bien, mais désormais c'est le privé et les mécènes qui nous financent davantage que les trois paliers de gouvernement. Ce n'est pas normal que des jeunes comme Olivier Choinière et Mani Soleymanlou n'aient pas les moyens suffisants pour travailler. Bientôt, le théâtre sera un festival de monologues en raison des ressources limitées de nos créateurs.»

Le feu couve toujours à Espace Go.

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