Éclats et autres libertés : dans le souk de la vie

Le titre du spectacle est particulièrement bien choisi pour décrire ce souk... (Photo: spinprod.com)

Agrandir

Photo: spinprod.com

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le titre du spectacle est particulièrement bien choisi pour décrire ce souk d'idées éparses exprimées par quatre personnages qui se lancent dans l'arène au nom de la liberté. Liberté de dire, de dénoncer, de remettre en question, d'avoir un autre point de vue. L'espace de jeu forme un grand carré dans lequel Lili, Anaïs, Philémon et Thibault entrent et sortent à la manière des joueurs de la LNI. Chacun exprime une parole, qui peut être débattue. Comme un pavé à la mare. Car bien sûr, personne n'a le monopole de la vérité.

Lili, la plus politisée du groupe, dénonce les dérives du capitalisme, la déshumanisation de nos rapports sociaux, etc.; Thibault est un amoureux des livres, qui trouve refuge et bien-être dans la poésie et la littérature; Anaïs a de la difficulté à mettre des mots sur ce qu'elle ressent; et Philémon, un brin naïf, cherche un sens à sa vie.

Le tour de force du metteur en scène Benoît Vermeulen est d'avoir réussi à faire de cette courtepointe chaotique un ensemble à peu près cohérent où les personnages s'adressent à la fois au public et interagissent entre eux, se relancent, se présentent, se consolent.

L'environnement sonore - imaginé par Jean-Frédéric Messier - est la lie de ce spectacle échevelé et donne lieu à de très drôles segments où les comédiens chantent des textes sur des airs de chansons connues ou alors carrément sur des musiques originales.

Les propos imaginés par les auteurs - Marie-Josée Bastien, Mathieu Gosselin, Étienne Lepage et Jean-Frédéric Messier - sont pertinents, actuels, et bien que certains passages puissent paraître un peu naïfs («On peut aller sur la Lune, mais il y a des gens qui n'auront jamais d'amis»), ils sont le reflet d'une réflexion intéressante sur la vie.

Il y a quelque chose dans ce spectacle bric-à-brac qui m'a rappelé le film de Peter Weir Dead Poets Society. Dans l'ambiance créée par ce quatuor de jeunes en questionnement, en quête de réponses surtout, solidaires dans leur apprentissage de la vie. Les performances des quatre comédiens - Ève Duranceau, Eve Landry, Kim Lavack-Paquin et Philippe Racine - sont extrêmement bien rendues, pas du tout moralisantes et presque toujours empreintes d'humour. Si je me fie à la réaction du public adolescent, majoritaire, ces ébauches d'idées ont fait leur chemin.

_____________________________________________________________________________

Ce soir et demain soir au Théâtre d'Aujourd'hui. À partir de 14 ans.




publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer