LittleBits: la connexion montréalaise

Les littleBits sont de petits composants électroniques qui... (PHOTO LOUIS SEIGAL, FOURNIE PAR LITTLEBITS)

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Les littleBits sont de petits composants électroniques qui s'assemblent les uns aux autres grâce à des aimants et qui permettent aux clients de la boutique de donner vie à mille et un concepts.

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Yves Schaeffner

Collaboration spéciale

La Presse

(New York) Pour sa toute première boutique à New York, la compagnie littleBits a fait appel à la firme de design d'interaction montréalaise Daily tous les jours. Et le résultat s'apparente à une joyeuse ode à l'inventivité 2.0.

La vitrine de la toute première boutique littleBits à New York donne le ton: une aiguille pointe vers une série de situations inscrites sur des cartons colorés, une roue fait tourner des fanions dotés de noms d'objets, un dé dont chaque face porte un verbe rebondit sur une sorte de mini trampoline.

«On l'a surnommée la machine à étincelles d'invention», précise la cofondatrice de Daily tous les jours, Mélissa Mongiat, en désignant l'étonnante installation. «Là, par exemple, les inscriptions suggèrent d'inventer «un parapluie qui parle lorsqu'il pleut»», poursuit-elle en souriant.

À l'intérieur de la boutique, on découvre un livre sur roulettes qui se déplace tout seul, une «machine» à colorier et un immense mur qui produit de la musique lorsque les visiteurs touchent simultanément différentes plaques de métal.

«Toutes les installations ont été réalisées avec des littleBits», explique Mélissa Mongiat. Les littleBits sont de petits composants électroniques qui s'assemblent les uns aux autres grâce à des aimants et qui permettent de donner vie à mille et un concepts.

Chacun des éléments électroniques est doté d'un code de couleur afin de faciliter l'assemblage d'une pièce à l'autre. Les bleus fournissent l'énergie, les roses servent d'interrupteurs ou de senseurs, d'autres, verts, permettent d'accomplir des actions (un moteur qui vibre, des hélices qui tournent, des lumières qui clignotent, etc.).

Concept

Fondé en 2011, littleBits est le bébé d'Ayah Bdeir, une jeune trentenaire passionnée par les nouvelles technologies. Récemment, sa compagnie a récolté plus de 44 millions afin d'assurer sa croissance.

«Ce premier magasin littleBits est une sorte de test bêta», précise-t-elle. Le concept pourrait bien être étendu aux quatre coins de la planète si l'expérience s'avère concluante.

Ayah Bdeir dit avoir fait appel à Mélissa Mongiat et Mouna Andraos de Daily tous les jours parce qu'elle souhaitait créer une «expérience immersive et participative» où les clients se sentent à l'aise pour créer, inventer, tester. «Les littleBits sont un produit complexe. Même si le but est de rendre l'électronique accessible et facile à utiliser, cela reste compliqué d'expliquer aux gens de quoi il s'agit et pourquoi cela devrait les intéresser», souligne-t-elle.

«Nous avions besoin de gens qui comprennent vraiment la mission de la compagnie, qui comprennent comment le produit fonctionne et qui puissent créer une expérience participative. L'idée était vraiment de créer un environnement commercial où l'expérience est au centre de tout», poursuit-elle.

Pour Daily tous les jours, ce projet est aussi une première. Habituée à prendre possession d'espaces publics et à créer d'immenses installations comme les fameuses balançoires musicales du Quartier des spectacles, la firme montréalaise n'avait encore jamais conçu d'espace commercial.

À l'entrée du magasin, toute une série d'installations permet de découvrir le potentiel des littleBits, tandis qu'une sorte de mini labo a été installé à l'arrière.

«On a eu l'idée de créer ce modèle où tu achètes ce que tu inventes. On veut pousser les gens à faire des choses sur place, dans le magasin. L'idée n'est pas simplement d'acheter un beau produit, mais de le tester, de l'expérimenter et d'acheter ensuite le résultat, ce que tu as "inventé" », confie la trentenaire.

En tout, près d'une cinquantaine de personnes, dont bon nombre de Montréalais, ont été impliquées dans le projet qui s'est échelonné sur quatre mois. «Tout s'est fait très vite. Disons que les derniers jours d'installation à New York ont été intenses», admet la designer, un brin éprouvée, mais visiblement satisfaite.

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Info: littlebits.cc

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