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Ariane Moffatt : un grand pas pour l'homoparentalité

Ariane Moffatt était accompagnée par son amoureuse, Florence... (Photo: Robert Skinner, archives La Presse)

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Ariane Moffatt était accompagnée par son amoureuse, Florence Marcil-Deneault, à l'occasion du gala de l'ADISQ, en 2009.

Photo: Robert Skinner, archives La Presse

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«Donner la vie dans une société progressiste, chaleureuse et si inclusive, voilà qui me touche d'autant plus», a écrit Ariane Moffatt, le lendemain de l'annonce sur Twitter de la grossesse de sa fiancée.

«Pas d'entrevue», a toutefois précisé la populaire chanteuse et juge à La voix, qui a été inondée de félicitations par la colonie artistique québécoise. Mine de rien, Ariane, sa fiancée et les deux petits pyjamas destinés aux jumeaux Marcil-Moffatt deviennent la première famille homoparentale «publique» du showbiz québécois.

«Il y a eu Joël Legendre. Mais s'il a accepté d'en parler, c'est qu'il n'avait pas le choix», indique Yves Lafontaine, rédacteur en chef du magazine Fugues. Rappelons qu'en 2010, le Journal de Montréal publiait un article relatant les démêlés entre l'animateur et son ancien gérant et ex-conjoint, forçant ainsi le coming out de l'animateur de Paquet voleur et Alors, on jase!

Vecteur d'acceptation sociale

Ariane Moffatt, sortie du placard en bonne et due forme à Tout le monde en parle en avril 2012, confiait subséquemment, au magazine français Têtu, qu'elle ne souhaitait pas être catégorisée comme «la chanteuse lesbienne», espérant que sa musique passe en premier. Par contre, elle a compris que son affirmation publique était un vecteur d'acceptation sociale. «Après mon coming out, j'ai senti du respect. Personne n'est venu pleurer sur mon épaule, mais j'ai senti que c'est quelque chose qui a fait plaisir à beaucoup de personnes», a-t-elle révélé à Têtu.

Militante de la première heure qui s'intéresse à la stigmatisation et aux discriminations envers les minorités sexuelles, Line Chamberland perçoit l'annonce publique d'Ariane Moffatt comme une preuve de l'évolution des mentalités, au Québec. La professeur de sociologie à l'UQAM rappelle comment au début des années 2000, des femmes comme Mona Greenbaum qui prenaient la parole dans les médias demandaient que les visages de leurs enfants soient cachés, afin de les protéger de potentielles attaques et intimidations.

«Ariane Moffatt n'a pas fait de son lesbianisme un combat. En même temps, si elle a décidé de faire une telle annonce publique, c'est qu'elle était habitée d'un sentiment de sécurité et savait que son affirmation n'aurait pas de conséquences négatives sur sa carrière.»

L'importance des modèles

Yves Lafontaine fait toutefois remarquer que les vedettes québécoises, pourtant bavardes dans les magazines à potins, ne sont pas trop enclines à révéler leur orientation sexuelle. «Beaucoup de personnalités télé sont encore dans le placard. Récemment, j'ai séjourné à Londres, et pendant ces deux semaines, au moins trois personnalités gaies ont annoncé qu'elles avaient adopté ou eu recours à la procréation assistée.»

Diane Heffernan, porte-parole du magazine Être entre elles, trouve importante la déclaration d'Ariane Moffatt, «pour les jeunes qui ont besoin de modèles». Dans une Amérique du Nord où Jodie Foster échoue à révéler publiquement son secret de polichinelle, la jeune génération a besoin selon elle de plus d'Ariane Moffatt ou de Rick Mercer. Ce dernier, rappelle-t-elle, a décidé de sortir du placard, à la suite du suicide d'un jeune homme qui avait souffert d'intimidation.

«Sur tous les plans, c'est une bonne nouvelle», déclare Line Chamberland.

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