Des agents privés en renfort... de la police

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Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse

Les policiers vont côtoyer de plus en plus des agents de sécurité privés dans l'exercice de leurs fonctions, affirme Denis Lévesque, directeur général du Bureau de la sécurité privée (BSP).

«La tendance est là, précise-t-il. Les agents qui font du gardiennage sont appelés à jouer un plus grand rôle, et on les verra travailler en renfort avec les divers corps policiers au Québec.»

Pas question, cependant, d'«armer» les agents de sécurité. «On les verra plutôt intervenir, par exemple, lors de manifestations, explique Denis Lévesque. Ils seront en retrait, dans un contexte de surveillance active.»

Mais qu'est-ce qui justifie leur présence accrue, sur le terrain de la sécurité, auprès des «vrais policiers» ? «Dans un contexte de compressions budgétaires, où on tente de réduire les dépenses [liées à la sécurité], la question se pose à savoir quelles tâches peuvent effectuer les agents du privé», répond le directeur du BSP.

Comportement

Denis Lévesque ne prévoit pas de conflits entre les deux groupes, encore moins que les «privés» ne pilent sur les pieds des policiers. «Depuis la mise en place du Bureau de la sécurité privée, les agents sont mieux formés, mieux encadrés, et il y a une réglementation sur les normes de comportement, soumet-il. Cela peut être rassurant pour les milieux policiers, qui sont soumis à un code de déontologie.»

Le directeur général du Bureau de la sécurité privée estime qu'il est encore trop tôt pour mesurer l'impact de cette «ouverture» dont semblent faire preuve les corps policiers à l'égard des agents du privé.

Il rappelle néanmoins que cette question sur les enjeux de la collaboration entre le privé et le public dans la sécurité a été soulevée, en mai 2013, lors du colloque de l'Association des directeurs de police du Québec.

«C'est une indication que le mouvement s'amorce et qu'il va sans doute s'intensifier, fait-il valoir. Parce que cette tendance-là de collaboration n'est pas seulement perceptible au Québec. On voit ça ailleurs dans le monde.»

Denis Lévesque fait une distinction entre les agents qui font du gardiennage, qui ne sont pas armés, et ceux qui font du convoyage de valeurs, comme Brinks, Garda, qui ont une formation de maniement et d'utilisation d'armes à feu.




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