Une priorité pour des PME d'ici

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Jocelyn Boudreau, président et cofondateur d'Hortau, a conçu une série de capteurs et de solutions informatiques pour optimiser l'arrosage des champs.

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Martin Primeau

Collaboration spéciale

La Presse

Il existe cinq types de propriété intellectuelle à l'Office de la propriété intellectuelle du Canada : les brevets, les marques de commerce, le droit d'auteur, les dessins industriels et les topographies de circuits intégrés. Voici, à travers les exemples de huit PME d'ici, comment il est possible de s'en prévaloir afin de protéger son entreprise.

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Maxime de Nanclas, un des cofondateurs de Mobeewave, entreprise qui a conçu un logiciel qui permet à un téléphone intelligent équipé de la technologie NFC (Near field communication) d’accepter les paiements par carte de crédit.

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HORTAU

Des capteurs dispersés dans les champs qui évaluent continuellement les besoins en eau d'une terre. Des antennes qui acheminent par ondes cellulaires les données à un serveur central qui active automatiquement ou non des gicleurs.

Derrière ce système de gestion automatique des arrosages se trouve l'entreprise Hortau, de Saint-Nicolas. La PME a obtenu cette année un autre brevet pour un capteur

Un septième brevet d'invention pour cette entreprise née dans les laboratoires de l'Université Laval. « Pour nous, c'est très utile, explique Jocelyn Boudreau, président d'Hortau. Un brevet crée un monopole technologique durant un certain temps, ce qui nous permet d'investir en commercialisation de nos technologies sans que nos concurrents puissent copier directement ce que nous faisons. »

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Maxime de Nanclas, un des cofondateurs de Mobeewave, entreprise qui a conçu un logiciel qui permet à un téléphone intelligent équipé de la technologie NFC (Near field communication) d’accepter les paiements par carte de crédit.

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MOBEEWAVE

Mobeewave vient tout juste d'obtenir son premier brevet. Une nouvelle arrivée près de quatre ans après le dépôt de sa demande initiale. L'entreprise montréalaise a breveté un logiciel qui permet le paiement par carte de crédit entre appareils intelligents dotés de la technologie NFC (Neard field communication), et ce, sans l'intermédiaire d'un accessoire. 

Selon l'un des cofondateurs de l'entreprise, Maxime de Nanclas, un tel brevet confère beaucoup de valeur à Mobeewave. L'entreprise fait d'ailleurs de la propriété intellectuelle une priorité. « Avant même de penser au développement d'un produit, on vérifie d'abord si ça n'a pas déjà été breveté », dit-il. Son entreprise a d'ailleurs déposé cinq demandes de brevet supplémentaires.

Paul Kruszewski est le fondateur de Wrnch, qui... (PHOTO FOURNIE PAR WRNCH) - image 3.0

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Paul Kruszewski est le fondateur de Wrnch, qui a obtenu en juin dernier un brevet américain pour son logiciel qui permet d’améliorer le rendu des images captées avec une faible intensité de lumière.

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WRNCH

Wrnch n'a que 18 mois d'existence, et mise pourtant déjà sur un brevet américain. C'est d'ailleurs sur les bases de ce brevet que l'entreprise a été fondée, née dans l'incubateur montréalais Tandem Launch. 

C'est ce dernier qui a piloté le projet depuis 2010, au moment où il s'est associé à l'Université Concordia pour commercialiser un jour un « filtre informatique » qui pourrait révolutionner l'industrie cinématographique en améliorant la résolution des images. « Nous avons maintenant quatre demandes de brevet qui découlent du premier », explique Paul Kruszewski, fondateur de Wrnch.

Ce dernier entend obtenir du financement supplémentaire très bientôt grâce à l'ensemble des avancées de son entreprise.

HITRAINER

C'est un nouvel appareil et une nouvelle méthode d'entraînement que propose aux athlètes de pointe Karl Hamilton, président de HiTrainer. Après avoir breveté sa technologie et sa méthode en 2012, l'homme d'affaires a aussi protégé la marque « HiTrainer » ainsi que les dessins industriels associés à la conception de l'appareil d'entraînement cette année.

« Maintenant que la fonction et que le design sont protégés, la course est commencée, et on essaie de créer de la valeur autour de notre marque de commerce », explique-t-il. L'entreprise de Bromont s'attaque maintenant au marché des centres sportifs et de réadaptation.

LEKLA

L'entreprise sherbrookoise Lekla a obtenu son tout premier brevet canadien cette année, deux ans après le dépôt officiel de sa demande. Son invention ? Un filtre qui bloque la lumière bleue qui s'échappe de certaines lumières DEL (diodes électroluminescentes), et corrige un problème associé à ce type d'éclairage qu'on voit apparaître de plus en plus dans nos rues. 

Lekla espère maintenant qu'on lui accorde un brevet pour son système d'éclairage, un lampadaire, baptisé PIVO. Muni d'un panneau solaire, celui-ci est entièrement autonome, et peut même être garni de prises USB pour servir de borne de recharge. C'est d'ailleurs le cas de celui que l'entreprise a installé au marché de la Gare de Sherbrooke.

MARINVENT

Marinvent a construit un enviable portefeuille de brevets depuis sa fondation en 1983. L'entreprise de Saint-Bruno, spécialisée en aéronautique, s'est appuyée sur eux pour développer quatre technologies associées au système de vol des avions, et qui en facilite la navigation.

Selon Phil Cole, vice-président au développement des affaires chez Marinvent, les brevets que possède son entreprise constituent des actifs qui ont leur pesant d'or. « Nous avons dans le passé monétisé notre propriété intellectuelle avec succès, dit-il, et je prévois d'ailleurs qu'on monétise l'une de nos quatre technologies d'ici 24 mois. »

EMURGENZ INNOVATION

Emurgenz Innovation, c'est le nom de l'entreprise qu'ont lancée cette année Yvan Routhier et l'inventeur Robert Beaulieu. Ce dernier, fils de pompier, a conçu un masque d'évacuation d'urgence qui pourrait augmenter les chances de survie lors d'un incendie en prévenant l'asphyxie. 

Le duo a déposé une demande de brevet le mois dernier et entreprit de protéger la marque « PEBA ». L'entreprise entend aussi protéger ses dessins industriels afin que le design de son masque ne puisse être copié. D'ici là, le masque PEBA fait l'objet d'une campagne de sociofinancement afin de faire connaître le produit tout en amorçant sa commercialisation.

SURE WIPE

Jean Koch est de ces inventeurs québécois qui se sont lancés en affaires grâce à leur invention. La sienne s'appelle « Sure Wipe », un ressort qui exerce une pression additionnelle sur un essuie-glace pour en augmenter l'adhérence. 

Si le premier brevet associé au « Sure Wipe » remonte à 1993, sa dernière version, qualifiée « d'universelle » par son créateur, n'a été homologuée que l'année dernière par le bureau des brevets. 

Jean Koch espère maintenant que cette nouvelle version ravivera les ventes qui déclinent depuis le début des années 2000. Alors qu'il en vendait 300 000 unités par année dans les années 90, ses ventes grimpent maintenant à 20 000.




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