Entrepreneuriat, compétences et multi génération

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Dès cette année, HEC Montréal veut davantage stimuler la fibre entrepreneuriale de ses étudiants au MBA.

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Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

La première veut stimuler le réflexe entrepreneurial de ses étudiants au MBA. La seconde mise désormais sur le développement des compétences, alors que la troisième veut créer une synergie entre les jeunes et les gestionnaires d'expérience. HEC Montréal, l'Université de Sherbrooke et l'Université du Québec en Outaouais: universités, trois approches.

HEC MONTRÉAL

Stimuler l'entrepreneuriat

Dès cette année, HEC Montréal veut davantage stimuler la fibre entrepreneuriale de ses étudiants au MBA. « En adaptant nos programmes, on va donner à nos étudiants l'accompagnement nécessaire, explique Louis Hébert, directeur du programme MBA. On veut aller de front contre l'idée qu'un MBA, ça tue l'entrepreneurship. On croit plutôt que ça augmente les chances de succès. » Dans la foulée, l'École travaillera notamment en collaboration avec l'Institut d'entrepreneuriat Banque Nationale - HEC Montréal. Une bonne nouvelle pour les chefs d'entreprise d'ici et d'ailleurs car, rappelons-le, HEC Montréal jouit d'une grande notoriété à l'international. « Sur les 3500 programmes dans le monde, on est toujours dans le peloton de tête, dit M. Hébert. On est accrédités aux États-Unis et en Europe. On attire des étudiants d'une trentaine de pays. » Ce qui n'est pas rien dans un marché mature où l'offre dépasse désormais la demande. Autre élément important : HEC a modifié le calendrier scolaire en lien avec son programme MBA. « Les étudiants finissent maintenant en mai, soit en plein dans la période où les entreprises embauchent », dit M. Hébert.

Diplômés MBA en 2015 : 147

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Après cinq ans de préparation, l’Université de Sherbrooke vient de terminer la refonte de son programme MBA, qui est désormais basé sur le développement des compétences.

Photo fournie par l’Université de Sherbrooke

UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE

Refonte et développement des compétences

Après cinq ans de préparation, l'Université de Sherbrooke vient de terminer la refonte de son programme MBA, qui est désormais basé sur le développement des compétences. Consultants, chasseurs de têtes et autres dirigeants d'entreprise ont été sondés en marge de cette refonte. En résulte un MBA où des entreprises virtuelles permettent aux étudiants de devenir de meilleurs gestionnaires, mais surtout de mettre en pratique ce qu'ils apprennent en classe. Il y a longtemps que les Cantons-de-l'Est et le MBA font bon ménage. Depuis 50 ans, l'Université de Sherbrooke offre un programme de MBA en français. C'est un des plus vieux au monde, affirme Jean-François Guertin, directeur des programmes MBA. Autre élément permettant à l'université de se démarquer : elle est la seule à offrir un programme MBA avec stage. Il est aussi possible d'obtenir une « double diplomation », soit un programme intensif de quatre ans où le postulant décroche un baccalauréat en droit et un MBA. Outre son programme à plein temps qu'on dit contingenté (300 demandes pour 40 admissions), Sherbrooke offre également un programme à temps partiel, de même qu'un programme MBA exécutif pour cadres en emploi.

Diplômés MBA en 2015 : 200

En janvier dernier, l’Université du Québec en Outaouais... (Photo fournie par l’UQO) - image 3.0

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En janvier dernier, l’Université du Québec en Outaouais (UQO) a mis en place un nouveau MBA fortement inspiré des universités américaines Harvard et Stanford.

Photo fournie par l’UQO

UQO

Inspirée par Harvard et Stanford

En janvier dernier, l'Université du Québec en Outaouais (UQO) a mis en place un nouveau MBA fortement inspiré des universités américaines Harvard et Stanford. « La particularité de notre programme est qu'il réunit en une seule cohorte des étudiants sans expérience professionnelle avec d'autres étudiants qui ont cette expérience », explique Jan Saint-Macary, professeur et responsable des programmes de deuxième cycle à l'UQO. Ce programme, qui n'a pas encore de nom officiel, se veut « multigénérationnel, branché, avant-gardiste », précise M. Saint-Macary. Le nouveau programme sera par ailleurs offert au campus de Saint-Jérôme dès cet automne. À la base une entité régionale, l'Université du Québec en Outaouais n'en demeure pas moins ouverte sur le monde. « On est à deux pas d'Ottawa. On a donc un fort pourcentage d'étudiants étrangers, issus de parents qui travaillent notamment dans la diplomatie. D'autres sont de passage ici, comme ces deux médecins vénézuéliens à qui j'ai enseigné, illustre M. Saint-Macary. L'une de nos autres forces est que nos salles de classe sont de taille humaine. On est entre 15 et 20 étudiants par groupe. Ça favorise les échanges. »

Diplômés MBA en 2015 : 15




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