Le Québec attire encore les investisseurs

Ce sont maintenant les autres pays qui vont... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Ce sont maintenant les autres pays qui vont faire des changements fiscaux et législatifs», dit Éric Lemieux, analyste minier pour Valeurs mobilières Banque Laurentienne.

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François Riverin

Collaboration spéciale

La Presse

Les capitaux mondiaux ont parlé: les récentes offres d'achat de Goldcorp et de Yamana Gold sur Corporation Minière Osisko laissent penser que le Québec n'est peut-être pas le pire endroit au monde pour exploiter des mines.

«Le Québec a subi le tordeur législatif au cours des deux dernières années en créant beaucoup d'instabilité. Mais nous sommes passés au travers et la situation s'est stabilisée. C'est ce que les grandes entreprises perçoivent», dit Éric Lemieux, analyste minier pour Valeurs mobilières Banque Laurentienne.

L'an dernier, Québec a changé son régime de redevance minière pour la deuxième fois en mois de trois ans, le tout au milieu d'une refonte polémique de sa loi sur les mines et de l'arrivée, en 2012, d'un gouvernement plus critique à l'égard de l'industrie.

Du coup, la province a glissé au 21e rang du classement de l'Institut Fraser des meilleurs endroits au monde pour explorer, après s'être maintenue dans le peloton de tête pendant plusieurs années.

Toutefois, M. Lemieux reconnaît que les grandes sociétés minières ont aussi subi des changements fiscaux douloureux dans d'autres endroits.

Au Mexique, Goldcorp et Yamana ont encaissé une augmentation substantielle de leurs prélèvements fiscaux miniers.

En République dominicaine, Goldcorp a encouru une hausse de 183 millions US des dépenses fiscales de sa mine Pueblo Viejo: le gouvernement a renégocié l'entente fiscale initiale.

Nonobstant la question fiscale, M. Lemieux soutient que le Québec possède des avantages miniers comme les infrastructures, une base de données géoscientifiques unique, une expertise professionnelle et une main-d'oeuvre bien formée, ainsi qu'un potentiel géologique diversifié.

Quant à Osisko, M. Lemieux croit que la transaction avec Yamana, laquelle maintient le siège social à Montréal, est de bon augure et que ça donne un coup de pouce à l'ensemble de l'industrie minière.

«Ça semble aussi montrer que les gisements à basse teneur en or et à gros volume de production peuvent être viables une fois que les problèmes de démarrage ont été surmontés», souligne M. Lemieux.




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