Les Québécois plus satisfaits au travail que les autres Canadiens

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«Les gens ont la capacité de se dire les vraies choses en milieu de travail», estime Andrée Mercier, vice-présidente principale, talent, chez Aon Hewitt.

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Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

Si on les compare à leurs pairs du reste du Canada, les travailleurs québécois sont plus satisfaits au boulot. Et ils ont une meilleure perception à la fois de leur emploi et de leur employeur.

Ces résultats émanent du sondage national mené par le cabinet Aon Hewitt. Les résultats de cette étude ont été présentés l'automne dernier sous la forme du palmarès des 50 employeurs de choix au Canada, lequel célèbre son 15e anniversaire.

À la demande de La Presse Affaires, Aon Hewitt a analysé les résultats des entreprises qui ont soit leur siège social au Québec, soit une importante présence d'employés dans la Belle Province. Par conséquent, cela a donné naissance au palmarès des 25 employeurs de choix au Québec, qui en est à sa troisième année.

Selon Andrée Mercier, vice-présidente principale, talent, chez Aon Hewitt, le Québec est véritablement une société distincte en matière de mobilisation chez les travailleurs. Une découverte «fascinante», dit-elle.

«Il semble y avoir au Québec une plus grande transparence dans les milieux de travail, soutient l'experte en mobilisation et en leadership. Le volet relationnel y est plus fort qu'ailleurs au Canada. Par exemple, les employés nous disent que les gestionnaires au Québec sont davantage capables d'identifier les talents et les forces de chacun et de les mettre à profit.»

Et ce ne serait pas uniquement une question «d'outils» mis à la disposition des gestionnaires. «J'ai l'impression que c'est culturel, que les Québécois s'y prennent différemment. Les gens ont la capacité de se dire les vraies choses en milieu de travail», explique-t-elle.

En 2013, 516 000 employés canadiens ont répondu au sondage sur la mobilisation d'Aon Hewitt. Du lot, 73 000 répondants travaillent au Québec. Le palmarès des 25 employeurs de choix au Québec compte 18 grandes entreprises (400 employés ou plus) et 7 PME (de 50 à 399 employés) de divers secteurs: assurances, banques, génie, restauration, technologies de l'information, etc.

Dans son sondage, Aon Hewitt utilise 21 leviers afin de mesurer la mobilisation des employés. Logiquement, plus le pourcentage est élevé pour chacun des leviers, plus les employés sont mobilisés, donc heureux de leur sort. La reconnaissance salariale, dont les avantages sociaux, et la perception qu'ont les employés de la haute direction figurent parmi ces 21 leviers.

En isolant les données propres au Québec, Andrée Mercier et son équipe ont constaté que la moyenne québécoise de plusieurs leviers est plus élevée que dans le reste du Canada.

Par exemple, en matière de reconnaissance salariale, 54% des Québécois sondés se disent plus satisfaits de leur salaire que leurs pairs canadiens (50%). Même chose pour la reconnaissance non salariale (55% au Québec contre 51% au Canada), les possibilités d'avancement (56%-52%), les avantages sociaux (71%-66%) et les régimes de retraite (63%-56%).

L'indice de mobilisation

Pour les autres leviers (soutien aux gestionnaires, perception qu'ont les employés de la direction générale, etc.), le score du Québec et du Canada est sensiblement le même. L'indice de mobilisation au Québec est de 68%, soit légèrement au-dessus de la moyenne canadienne, note Andrée Mercier.

Selon elle, la mobilisation se mesure de trois façons: dire, demeurer et se dépasser. Encore là, le Québec se distingue. Pour le «dire» (je parle en bien de mon employeur, je recommande mon organisation à mes amis, etc.), les travailleurs québécois ont répondu favorablement à 76%, contre 72% dans le reste du Canada.

En ce qui concerne le «demeurer» (je ne cherche pas à changer d'emploi), les Québécois y adhèrent dans une proportion de 63%, contre 57% ailleurs au pays. Quant au «dépasser» (mon organisation m'incite à me dépasser tous les jours), on note une différence de six points: 71% au Québec et 65% dans le ROC.

Au final, le Québec est un endroit où les composantes du leadership C sont bien comprises, sinon en émergence. «Tous les facteurs qui favorisent le leadership C sont plus forts au Québec», résume Andrée Mercier.

Le terme leadership C, inventé par Aon Hewitt, signifie que la gestion dans les entreprises se fait de manière transversale. Connecter, collaborer, confiance, communiquer, culture de coopération sont autant de réalités qui font partie du leadership C.

Palmarès des 25 employeurs de choix au Québec

1. JTI-Macdonald Corp

2. Les Restaurants McDonald's

3. Allstate du Canada, compagnie d'assurance

4. Federal Express Canada Ltd.

5. Keg Steakhouse & Bar

6. Starwood Hotels & Resorts Canada

7. Stikeman Elliott LLP

8. SAP Canada Inc.

9. Delta Hôtels et Villégiatures

10. TD Canada Trust

11. Gowling Lafleur Henderson LLP

12. La Capitale Groupe financier

13. Hatch

14. G&K Services Canada Inc.

15. Canadian Apartment Properties Real Estate Investment

16. Cossette Communication Inc.

17. Banque Nationale

18. BBA Inc.

De 50 à 399 employés

1. D.L.G.L.

2. Advanceit

3.CBCI Télécom Canada Inc.

4. Macadamian

5. Brigil

6. Etelesolv.com Inc.

7. Contrôles Laurentide




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