Quand une transformation amène un nouveau nom

Marc-André Lanciault, président et cofondateur de la firme... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)

Agrandir

Marc-André Lanciault, président et cofondateur de la firme Karelab, anciennement INBOX International, a changé le nom de son entreprise afin d'illustrer sa nouvelle raison d'être.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Primeau

Collaboration spéciale

La Presse

Que ce soit pour redonner un coup de jeunesse à son entreprise ou simplement pour illustrer sa nouvelle raison d'être, un dirigeant n'hésitera pas à changer son nom et son image. La firme Karelab, anciennement connue sous le nom d'INBOX International, vient tout juste de passer par là. Son cofondateur nous parle des raisons qui l'ont conduit à prendre cette décision et de ce que cela a impliqué.

Comme bon nombre d'entreprises québécoises du secteur des technologies de l'information, INBOX International est née dans la tête d'un passionné d'informatique voulant se lancer dans la création de sites web.

C'était en 2003. Marc-André Lanciault venait alors de décrocher le premier d'une longue série de contrats qui allaient lui permettre de se lancer à son compte. Puis, en 2006, il a ajouté une nouvelle corde à son arc.

En gérant l'intranet de la division Sympatico de Bell Canada, sa PME conçoit une série d'outils de reconnaissance et d'engagement des employés. Bientôt, c'est une plateforme complète consacrée à l'amélioration du sentiment d'appartenance des employés qui naîtra sous les doigts des programmeurs d'INBOX.

«C'est un genre de melting pot entre Facebook, Foursquare, Wikipédia et l'intranet corporatif plate des entreprises, explique Marc-André Lanciault en parlant de la plateforme qu'il adapte aux besoins de chacun de ses clients. Les employés ont accès à un fil de nouvelles, peuvent échanger entre eux et recevoir des récompenses selon leur rendement.»

Proposée aux grandes entreprises, cette nouvelle offre connaîtra du succès. De 2009 à 2012, elle permettra même à INBOX d'accroître son chiffre d'affaires à un rythme de 30 % par année. Un apport qui arrivait à point, selon Marc-André Lanciault, puisque le secteur de la création de sites web s'essoufflait au même moment.

«Le marché était devenu saturé, dit-il. On a donc pris un virage à la fin de l'année 2012 pour se positionner uniquement dans ce secteur d'activité.»

Changer d'image

Un an plus tard, après avoir fait grossir l'équipe de 11 à 18 employés, Marc-André Lanciault et les trois autres dirigeants de l'entreprise ont voulu marquer le coup de cette transformation.

«Le mot INBOX ne voulait plus rien dire pour nous, alors on en a cherché un nouveau», explique-t-il tout simplement.

Avant même de vérifier la disponibilité de certaines marques dans les registres, le groupe s'est mis à fouiller le web pour vérifier avant tout si les noms de domaine ciblés étaient accessibles. «Des noms de domaine de six lettres, il n'y en a plus beaucoup, explique Marc-André Lanciault. Et on voulait s'assurer d'avoir à utiliser seulement notre marque en ligne.»

L'un des premiers noms disponibles figurait aussi parmi leurs préférés: Karelab. D'abord «kare», comme dans «care» ou plutôt «on prend soin des employés», et «lab» comme dans «laboratoire».

En plus du nom, l'entreprise a aussi changé son logo. «Ç'a été une étape plus compliquée, raconte le président de Karelab. Trouver un logo qui ait du sens, qui ne soit pas compliqué ou kitsch et qui soit beau, c'est difficile.» Un designer de l'équipe de Karelab a finalement proposé l'image d'un coeur se terminant par une flèche de performance. Une idée tout de suite adoptée par l'équipe.

En tout, l'ensemble des opérations de changement d'image d'INBOX vers Karelab, incluant la refonte du site web, aura coûté de 20 000 $ à 25 000 $ à la PME montréalaise. «Le plus gros coût, ç'a été d'enregistrer la nouvelle marque de commerce», explique Marc-André Lanciault.

Karelab

LE DÉFI

Cela faisait un an qu'INBOX avait réorienté ses affaires pour délaisser la création de sites web au profit d'un marché de niche, celui de la création et de la gestion de programmes de reconnaissance et d'engagement des employés. Mais comment faire connaître aux clients ce changement de cap?

LA SOLUTION

Pour marquer le coup, les dirigeants de la PME ont opté pour un nouveau nom: Karelab. Une façon à la fois d'incruster l'identité de l'entreprise dans son appellation, mais aussi de redéfinir du coup son image.

LE PORTRAIT

Entreprise: Karelab (auparavant INBOX International)

Année de fondation: 2003

Nombre d'employés: 18

Chiffre d'affaires prévu (2013-2014): 4,5 millions de dollars

Président: Marc-André Lanciault

Cofondateurs: Marc-André Lanciault et Réjean Boudreau

Secteur: Création et gestion de programmes de reconnaissance et d'engagement des employés




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer