Ne comptez pas sur Laurent Dubreuil pour s’émouvoir de commencer la saison à titre de champion du monde.

Simon Drouin
Simon Drouin La Presse

Le patineur de Lévis s’élancera sur 500 m, vendredi et dimanche, lors de la première Coupe du monde de la saison à Tomaszow Mazowiecki, en Pologne.

« Je sais que j’ai des chances de médaille, c’est surtout ça qui change par rapport à une année où je le sens un peu moins, a analysé l’athlète de 29 ans, mercredi. J’ai le même genre d’état d’esprit que l’an passé en arrivant dans la bulle. Je me sens super bien. »

Je sais que je suis dans une bonne période, que je suis peut-être au sommet de ma carrière. Mais ce que j’ai accompli l’an passé ne change rien à mes objectifs ou mes attentes cette année.

Laurent Dubreuil

Ce qui l’allume plus, c’est la présence des Japonais Tatsuya Shinhama, deuxième performeur de l’histoire, et Yuma Murakami, absents dans la bulle d’Heerenveen la saison dernière. Le Chinois Gao Tingyu revient lui aussi. Le médaillé de bronze de PyeongChang vient de réaliser le quatrième temps de tous les temps sur une glace en altitude en Chine.

Bref, il y a du monde à la messe dans ce qui est « probablement l’épreuve la plus compétitive du longue piste », selon le texte de présentation de l’International Skating Union.

PHOTO PETER DEJONG, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Le 12 février dernier, à Heerenveen, aux Pays-Bas, Laurent Dubreuil est devenu champion du monde en remportant l’épreuve du 500 m aux Mondiaux de patinage de vitesse.

« Je suis très content que tous les pays soient là, a affirmé Dubreuil qui sera jumelé à Shinhama dans la neuvième et avant-dernière paire, vendredi. Mon but, c’est de tous les battre. Une partie de moi regrette que les Japonais n’aient pas été là l’an passé. »

Je ne suis pas sûr à 100 % que je les aurais battus parce que ce sont d’excellents patineurs. Mais je pense qu’avec le temps que j’ai fait au Mondial, j’aurais réussi. J’ai maintenant l’occasion de le faire.

Laurent Dubreuil

Shinhama et Murakami auraient très bien pu rater le rendez-vous polonais. Une éclosion de COVID-19 a en effet frappé l’équipe japonaise lors d’un stage préparatoire en Allemagne. Dix des trente-cinq membres ont été infectés, dont quatre patineurs.

En Pologne, où tout le monde a été testé de nouveau, les Japonais devaient partager la salle à manger de l’hôtel avec les Canadiens. Ils ont finalement été isolés.

« J’ai demandé à un des athlètes et ils ont tous été doublement vaccinés, a précisé Dubreuil. Je ne pense pas qu’ils soient plus à risque qu’un autre pays. Mais on se tient quand même loin pour être sûrs. On est prudents, mais le risque zéro n’existe pas. On peut aussi l’attraper à l’épicerie à Québec. »

Le vétéran Alex Boisvert-Lacroix, qui doit sa présence en Pologne à une victoire en arbitrage, sera également du départ vendredi dans le groupe A, tout comme l’Albertain Gilmore Junio. Valérie Maltais participera pour sa part au 3000 m.