À un peu plus d’un an des Jeux olympiques de Pékin, Marc Gagnon a été nommé mardi nouvel entraîneur adjoint de l’équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste. Le quintuple médaillé olympique secondera Sébastien Cros, qui prend la tête des programmes féminin et masculin.

Simon Drouin Simon Drouin
La Presse

Gagnon, 45 ans, faisait partie du personnel d’entraîneurs du Centre régional canadien d’entraînement (CRCE) à Montréal depuis plus d’une décennie. Depuis 2014, il était entraîneur-chef du CRCE, où il veillait à la préparation de jeunes talents.

« Pendant 10 ans, j’ai eu la chance d’aider des jeunes à progresser et à atteindre l’équipe nationale, a souligné Gagnon en entrevue. Maintenant, je vais essayer de donner tout ce qui me reste comme bagage pour qu’ils puissent réussir à un plus haut niveau. Je m’en vais dans la très haute performance. C’est le temps d’être bon ! »

Le natif de Chicoutimi arrive en terrain connu. À part Charles Hamelin, 36 ans, il a vu passer tous les membres de l’équipe canadienne actuelle au CRCE.

Père de deux adolescents, Gagnon se sent maintenant prêt à quitter le foyer familial un peu plus longtemps et fréquemment.

La possibilité de travailler de plus près avec Cros, qui l’a soutenu dans ses anciennes fonctions, a été un facteur déterminant dans sa décision de soumettre sa candidature. « Je crois en sa vision des athlètes du futur en courte piste », a ajouté Gagnon, qui assurera un suivi au CRCE au moins jusqu'à la fin de cette saison.

Cros était déjà entraîneur-chef de l’équipe masculine depuis le départ d’Éric Bédard à l’été 2019. Depuis le mois de mai, il chapeautait également le groupe féminin sur la glace en remplacement de Frédéric Blackburn, qui faisait l’objet d’une enquête interne de Patinage de vitesse Canada (PVC) en raison de son comportement envers une athlète.

À la conclusion de cette enquête à l’automne, Blackburn a refusé une nouvelle fonction que lui offrait PVC. Il a précisé dans une déclaration « que le rapport de cette enquête indépendante conclut qu’il n’y a pas eu de harcèlement psychologique ».