(Lausanne, Suisse) Evgeny Ustyugov devrait être privé d’une deuxième médaille d’or olympique en biathlon puisque le Russe a perdu sa cause de dopage.

The Associated Press

L’Unité d’intégrité du biathlon a déclaré qu’Ustyugov perdrait la médaille d’or qu’il a remportée au 15 km en départ de masse aux Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver et celle de bronze au relais la même année, sous réserve de confirmation du Comité international olympique.

L’Unité a révélé qu’un comité antidopage du Tribunal arbitral du sport (TAS) avait condamné Ustyugov sur la base de données sanguines collectées dans le cadre du programme de passeport biologique pour détecter les effets du dopage. Le TAS n’a pas encore publié sa décision.

L’Unité a déclaré que le comité « a constaté que M. Ustyugov avait l’avantage d’une protection et d’un soutien pour augmenter artificiellement ses performances par le dopage et pour éviter la détection, ce qui n’aurait pas pu être atteint autrement qu’avec un degré important d’orchestration ou d’entreprise commune. »

La disqualification 10 ans plus tard d’Ustyugov pourrait ajouter une médaille d’or au palmarès du Français Martin Fourcade, retraité depuis mars. Fourcade était déjà le sportif français le plus titré aux Jeux olympiques. Avec la nouvelle condamnation pour dopage du Russe, il devrait encore embellir son palmarès d’une 6e médaille d’or.

Ustyugov avait fait valoir qu’il avait des taux d’hémoglobine transportant l’oxygène plus élevés que la normale dans son sang pour des raisons génétiques.

Ustyugov a déjà été privé de sa médaille d’or aux Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi, entachés par un scandale de dopage, après une décision rendue contre lui en février pour une utilisation présumée de stéroïdes dans une affaire distincte, qui est actuellement en attente d’un appel devant le TAS.

L’avocat d’Ustyugov, Alexei Panich, a révélé à l’agence de presse officielle russe Tass qu’un appel serait déposé contre la plus récente décision, qu’il a qualifiée de « risible ». Panich s’est demandé si le groupe spécial du TAS avait compétence pour entendre l’affaire et a déclaré qu’il avait ignoré l’analyse scientifique de la défense.