Pour son entraîneur Louis Bouchard, Dasha Gaïazova est la «carte cachée» de l'équipe canadienne aux Championnats du monde de ski de fond de Val di Fiemme. Chut! n'allez surtout pas le lui répéter.

Simon Drouin LA PRESSE

Depuis son arrivée dans le Trentin, Gaïazova se répète comme un mantra que les Mondiaux, c'est «juste une autre compétition». Une façon comme une autre de se prémunir contre les attentes après son podium à la Coupe du monde de Sotchi, au début du mois. Elle a alors fini troisième du relais sprint avec l'Albertaine Perianne Jones.

«C'est sûr que ça donne un peu plus confiance, un peu plus d'espoir, a concédé la fondeuse de 29 ans, hier. Ça veut dire que je suis en forme, en santé et que tout est possible. Je veux juste donner tout ce que je peux et après on verra.»

«C'est ça l'objectif», a dit Bouchard, heureux d'entendre que sa protégée avait bien retenu la leçon. «Elle ne doit penser ni au futur ni au passé. Il faut que ce soit bien étanche.»

Après une dizaine d'années à plus ou moins stagner à Canmore - elle a même été mise à la porte de l'équipe pour insubordination l'an dernier - Gaïazova connaît une véritable renaissance depuis son retour au Québec, le printemps dernier.

»Un top 5»

Transformée en sprinteuse, elle occupe le 13e rang de la spécialité au classement de la Coupe du monde. En janvier, elle a signé le meilleur résultat individuel de sa carrière, une quatrième place en République tchèque.

Elle place les épreuves individuelles (classique, demain) et par équipe (dimanche, style libre) sur un pied d'égalité. «Les deux sont super importantes, a évalué la Russe d'origine. Perianne et moi, on peut faire quelque chose de vraiment cool.»

Refusant net de s'aventurer sur le terrain des prédictions, Gaïazova nous a plutôt invités à consulter son entraîneur sur le sujet. «Elle est capable de faire un top 5», a répondu Bouchard sans hésiter.