À un peu plus d'un mois de la Coupe du monde de ski de fond, qui doit avoir lieu à Québec les 7 et 8 décembre, un constat s'impose: si les amateurs d'ici auront la chance de voir courir leur favori, Alex Harvey, ils n'auront pas celle de voir en action les plus gros noms de la discipline.

Gabriel Béland LA PRESSE

Les meilleurs fondeurs de la planète ont en effet décidé de bouder l'événement. Dans les derniers jours, plusieurs sites spécialisés ont révélé que Dario Cologna et Petter Northug, les deux meilleurs skieurs de la planète, préfèrent rester en Europe.

Plusieurs autres skieurs Européens ne feront pas le voyage vers les rues enneigées de la Vieille capitale. Ils ont décidé de se concentrer sur leur préparation en vue du Tour de ski, une épreuve prestigieuse qui aura lieu du 29 décembre au 6 janvier en Allemagne, en Suisse et en Italie.

Les organisateurs de cette première Coupe du monde à avoir lieu à Québec ne s'alarment pas de ces absences. Ils font valoir qu'elles sont dans l'ordre des choses, puisque l'épreuve de Québec en est une de sprint et non de distance.

«Il est vrai que plusieurs gros noms seront absents, mais surtout des skieurs qui se spécialisent dans la longue distance. Nous, c'est une épreuve de sprint et c'est assez rare pour des spécialistes de la longue distance de traverser la planète pour participer à un sprint», fait valoir Marie-Claire D'Aoust, porte-parole de Gestev, entreprise derrière l'événement.

«Le calcul est simple», selon Alex Harvey, qui rappelle que le Tour de ski est plus payant en points sur le circuit des coupes du monde. «C'est une question de priorité. Northug est arrivé 3e au Tour de ski l'année dernière mais ne l'a jamais gagné», explique par exemple le fondeur.

Harvey note que les meilleurs «purs sprinteurs» de la planète seront présents à Québec. Mais les meilleurs fondeurs de la planète ne sont pas de «purs sprinteurs» et lui-même ne se décrit pas ainsi. Il explique que lui et l'Ontarien Devon Kershaw ont choisi de concourir à Québec - en plus du plaisir d'être à la maison - parce que c'était le meilleur moment pour faire un sprint par équipe, épreuve dont ils sont champions du monde depuis mars 2011.

«On va devoir défendre notre titre aux prochains championnats du monde, en février», note Harvey. Il ajoute que l'absence de plusieurs grosses pointures à Québec va aussi permettre d'amasser des points dans le circuit des coupes du monde: «On espère faire la passe, comme on dit!»