Anthony Richard. Guillaume Brisebois. Brandon Gignac. Alexandre Fortin. Jérémy Lauzon. Mathieu Joseph. Nicolas Aubé-Kubel. Samuel Montembeault. Maxime Comtois.

Alexandre Pratt Alexandre Pratt
La Presse

Qu’ont en commun ces hockeyeurs québécois ?

Ils ont tous disputé leur premier match dans la LNH la saison dernière. La tendance est bien établie : chaque année, environ une dizaine de Québécois font le saut dans la grande ligue.

Chez le Canadien ? Le dernier, c’était Charles Hudon, en 2015. Tout indique qu’il n’y en aura pas cette saison. Mais ailleurs, plusieurs Québécois cognent aux portes de la LNH. Voici les dix espoirs les plus susceptibles d’être promus dans les prochains mois.

Alex Barré-Boulet (Lightning), 22 ans

En 2018-2019 : Syracuse (LAH)

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

À sa première saison dans la Ligue américaine, l’hiver dernier, Alex Barré-Boulet a remporté le trophée de la meilleure recrue et celui du meilleur compteur.

À sa première saison dans la Ligue américaine, l’hiver dernier, Alex Barré-Boulet a remporté le trophée de la meilleure recrue et celui du meilleur compteur. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il obtienne sa chance dans la LNH. Son entraîneur avec le Crunch de Syracuse, Benoit Groulx, le tient en haute estime. « Il est arrivé chez nous avec une bonne éthique. C’est un bon coéquipier, un joueur travaillant. On peut compter sur lui. Il est dominant sur les unités spéciales. Notre jeu de puissance a été le meilleur de la ligue pendant cinq mois la saison dernière. Alex était notre joueur clé. Sa vision et ses passes sont exceptionnelles. C’est un joueur clutch. » En améliorant sa vitesse et son jeu physique, il aura tous les atouts pour s’établir rapidement comme un régulier dans la LNH.

Joseph Veleno (Red Wings), 19 ans

En 2018-2019 : Drummondville (LHJMQ)

PHOTO DARRYL DYCK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Joseph Veleno

Les Red Wings sont patients avec leurs espoirs. Mais Joseph Veleno pourrait leur forcer la main. Au tournoi des recrues, la semaine dernière, il a compté sept buts en seulement quatre parties. Dans la foulée de ses 104 points inscrits l’hiver dernier dans la LHJMQ. « C’est un joueur avec des habiletés offensives extrêmement explosives. Ses mains. Sa vitesse. Son talent pur… Il a beaucoup amélioré son tir, ses habitudes de travail et son niveau de compétition. Une belle progression depuis son arrivée de St. John », note Steve Hartley, qui l’a dirigé à Drummondville. Joseph Veleno pourrait aussi être le premier centre d’Équipe Canada aux championnats mondiaux juniors, en décembre.

Jeremy Davies (Predators), 22 ans

En 2018-2019 : Université Northeastern (NCAA)

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

Jeremy Davies

Ce défenseur montréalais est passé des Devils aux Predators, cet été, en retour de P.K. Subban. Un lourd fardeau à porter. Mais ses performances au tournoi des recrues suscitent l’enthousiasme à Nashville. « Il était vraiment dominant. Clairement le joueur qui a retenu le plus l’attention », m’a confié le dépisteur des Predators au Québec, Jean-Philippe Glaude. « C’est un quart-arrière mobile, capable de diriger une unité en avantage numérique. Sa prise de décisions est A1. Il est très, très, très combatif dans ses batailles à un contre un. Le genre de joueur qui pourrait devenir un régulier dans la LNH. »

Pierre-Olivier Joseph (Penguins), 20 ans

En 2018-2019 : Drummondville (LHJMQ)

PHOTO FOURNIE PAR LES ISLANDERS DE CHARLOTTETOWN

Pierre-Olivier Joseph

Un autre joueur qui a changé d’organisation cet été. Cet ancien choix de premier tour des Coyotes a été échangé contre Phil Kessel. Il devrait amorcer la saison dans la Ligue américaine. Après ? Sa progression pourrait être fulgurante. « Il est très mobile et rapide. Un beau potentiel pour le style de jeu d’aujourd’hui », m’explique son entraîneur-chef avec les Voltigeurs de Drummondville, Steve Hartley. « Il possède des atouts offensifs très intéressants. Ses forces sont sa mobilité, sa vitesse et sa relance. Avec un peu plus de force physique, il aura encore plus d’outils pour faire le saut dans la LNH. »

Frédéric Allard (Predators), 21 ans

En 2018-2019 : Milwaukee (LAH)

PHOTO ARCHIVES LE QUOTIDIEN

Frédéric Allard

Ce défenseur entamera sa troisième saison professionnelle dans l’organisation des Predators. Il devrait être l’un des premiers joueurs rappelés en cas de blessure. « C’est un défenseur qui a un bon sens du jeu », indique le dépisteur des Predators au Québec, Jean-Philippe Glaude. « Fred trouve toujours les bonnes options. Il commet rarement des erreurs. En gros, il est fiable. Défensivement, il est combatif. Il a beaucoup travaillé son intensité dans sa zone avec Yanick Jean à Chicoutimi. C’est rare qu’il se fasse prendre à contrepied. »

Mathieu Olivier (Predators), 22 ans

En 2018-2019 : Milwaukee (LAH)

PHOTO FOURNIE PAR LES ADMIRALS DE MILWAUKEE

Mathieu Olivier

Mathieu Olivier a un profil rare dans la « nouvelle » LNH : un « policier » qui sait jouer au hockey. « C’est un gars très tough, précise Jean-Philippe Glaude. Tellement qu’à sa dernière année junior, il y a des joueurs qui avaient peur de lui. Il existe de moins en moins de hockeyeurs comme lui. C’est un leader très fort. Il assure une forte présence sur la glace. » Il a aussi amélioré son explosivité sur patins. La saison dernière, il a inscrit 12 points en 54 matchs à sa première saison professionnelle. « L’organisation l’aime. Il pourrait être rappelé et jouer quelques matchs dans la LNH cette année. »

Nicolas Meloche (Avalanche), 22 ans

En 2018-2019 : Colorado (LAH)

L’Avalanche mise sur l’un des meilleurs groupes de défenseurs de la LNH. Cela pourrait retarder la progression de Nicolas Meloche, un colosse de 6 pi 3 po qui devrait amorcer la saison dans la Ligue américaine. Il a terminé au deuxième rang des marqueurs parmi les défenseurs du club-école de l’Avalanche, l’hiver dernier, avec 21 points en 55 parties.

Antoine Morand (Ducks), 20 ans

En 2018-2019 : Halifax (LHJMQ)

PHOTO DARREN CALABRESE, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Antoine Morand 

Les Ducks ont une des lignes de centre les plus faibles de la LNH. Sam Steel progresse. Mais Ryan Getzlaf a 34 ans. Adam Henrique plafonne. Derek Grant et Sam Carrick ne sont pas des valeurs sûres. Une situation idéale pour l’ancien capitaine des Mooseheads de Halifax, Antoine Morand, qui fait le saut chez les pros cette saison. Il pourrait être rappelé pendant la saison, puis obtenir sa chance comme joueur régulier en 2020-2021.

Julien Gauthier (Hurricanes), 21 ans

En 2018-2019 : Charlotte (LAH)

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

Julien Gauthier 

Cet ailier droit format géant a connu une belle progression l’hiver dernier avec une saison de 27 buts dans la Ligue américaine. Il est toutefois coincé en Caroline derrière plusieurs titulaires et le meilleur espoir de l’organisation, Martin Necas. Ça prendra des blessures aux autres joueurs ou un échange pour qu’il se hisse dans la LNH cette saison.

Jeffrey Truchon-Viel (Sharks), 22 ans

En 2018-2019 : San Jose (LAH)

PHOTO JONATHAN HAYWARD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Jeffrey Truchon-Viel

Jeffrey Truchon-Viel a impressionné la direction des Sharks la saison dernière. Assez pour recevoir un contrat de la LNH pour deux saisons. « Il a décroché ce contrat grâce à un mélange de combativité et de capacité à jouer d’abord pour l’équipe. Il a prouvé qu’il avait des qualités de leader. Il a mené [le Titan d’Acadie-Bathurt] à la conquête de la Coupe Memorial en 2018 », a rappelé le directeur général des Sharks, Doug Wilson. Truchon-Viel, qui a réussi 11 buts l’hiver dernier devrait commencer la saison avec le club-école des Sharks.