C’est par dizaines que les enfants nous ont fait parvenir des messages pour nous raconter leur vie en confinement. Nous leur donnons ici la parole afin qu’ils nous expliquent, dans leurs mots, comment ils perçoivent cette situation qui bouleverse leur quotidien.

La Presse

Déjouer la peur et l’ennui

Au début, les premiers jours, ce n’était rien, mais il faut se rendre à l’évidence nous ne sommes qu’au début. Les journées sont parfois longues, mais, il faut se faire des horaires ; ça occupe et on peut ne pas oublier les matières apprises, question d’être prêt pour l’an prochain. Justement, ce texte, c’est pour mon cours de français. Sinon ce n’est pas si terrible ; ce qui rend le confinement difficile pour certains c’est la peur et l’ennui.

Je trouve que François Legault fait un excellent travail pour notre communauté, il prend de bonnes décisions pour notre sécurité et le bien des personnes âgées. Je tiens à dire merci à tous nos « anges » pour leur travail acharné à la santé des Québécois. Merci !

Clovis Dumoulin, 10 ans, St-Joseph-du-lac

Mon regard sur le confinement

Voir cette COVID-19 attaquer ma planète de manière féroce me désole. Malgré tout, pour moi, presque rien n’a changé. Je fais mes devoirs et mes leçons tous les jours ; comme d’habitude. Aujourd’hui, ce serait une journée d’école, donc pourquoi ne pas apprendre ? Ce qui me motive à écrire ce message est : si aujourd’hui était une journée bien normale, nous aurions fait des mathématiques et du français. Pourquoi ne pas en faire ? Mais, comme cette crise nous touche, cela permet alors aux enfants d’avoir le privilège de choisir leur horaire.

Je peux aussi m’adonner à d’autres occupations que j’aime. Libres de faire ce que nous voulons faire. Parmi ces activités :

• Je m’amuse avec ma sœur ;

• Je pratique davantage mes techniques culinaires ;

• J’écoute un peu la télévision, etc.

Simone Thibault, 10 ans, Limoilou

Merci aux médecins

Je m’appelle Flavie et non, je n’aime pas beaucoup rester à la maison. Heureusement je peux sortir prendre des marches de temps en temps. Je m’ennuie beaucoup de mes amis. J’ai hâte de recommencer l’école et de revoir ma famille. Au début j’étais stressée, mais j’ai appris que ce n’était que les vieux qui l’attrapaient. Je suis moins apeurée. Heureusement personne ne l’attrape dans ma famille. Quand je prends des marches, je me tiens à distance pour être sûre de ne pas l’attraper. Je me lave les mains après les marches et avant les repas. C’est très important. Je suis triste que la pandémie dure longtemps. Pour finir, je veux dire aux vieux bonne chance et aux médecins merci.

Flavie Campeau, 8 ans, Montréal.

Réchauffer notre cœur

On doit rester enfermés à essayer de penser aux arcs-en-ciel colorés avec cette phrase : « ça va bien aller ». Mais est-ce que ça va vraiment bien aller ? Toutes ces personnes inquiètes qui ne savent plus quoi penser. Tous ces enfants qui sont complètement bouleversés de tout arrêter en plein milieu de l’année. Nos horaires qui ont entièrement changés à cause de ce congé prolongé. Faire ses devoirs la matinée et regarder la télévision en fin de journée. Appeler ses ami (e) s à 11 h eures pour réchauffer notre cœur afin de poursuivre cette journée intérieure. Facetimer ses grands-parents pour s’assurer que tout va bien en dedans. Tous les médecins, infirmiers et infirmières qui nous aident à 200 % pour passer à travers cette épreuve qui a déjà fait le tour du monde entier.

RESTER CHEZ SOI, ÇA SAUVE DES VIES

Louise Massonnat, 11 ans, Montréal

Garde partagée

Je trouve difficile de ne pas pouvoir être avec mes amies, mais je sais que je peux les appeler. Mais le plus difficile est que je ne peux pas voir mon père, car mes parents sont séparés et il est mieux de ne pas se promener de villes en villes. Sinon, ça me permet de faire un peu plus de lecture et de passer plus de temps avec ma mère et ma sœur.

Aussi, je peux continuer mes séries et en découvrir de nouvelles.

J’aime beaucoup l’idée de ma mère de nous faire un horaire scolaire. Ça permet à ma sœur de 9 ans et moi de passer plus de temps ensemble. Mes profs ont eu l’idée de nous envoyer quelques activités à faire non obligatoires.

Je regarde des fois les nouvelles à la télé pour en savoir plus sur le coronavirus, car je m’inquiète un peu pour mes grands-parents.

Et le plus important c’est que je sais que ça va bien aller !

Mélodie, 11 ans

Sauver des vies

La covid-19 m’a beaucoup affectée. Quand j’ai su que l’école allait se terminer, j’étais très triste.

Comment je m’occupe : je passe du temps chez mes cousins et ma cousine. Je joue avec eux, je texte mes ami (e) s et ma famille et je lis énormément. En 4 jours, j’ai lu 6 livres ! Je joue dehors et je fais du vélo.

Ce que je suis prête à faire pour sauver des vies : je suis prête à aller faire du bénévolat, donner de mon temps pour aider des organismes. Je veux tout faire pour aider ceux dans le besoin.

Florence Caporelli-Quettier, 9 ans, Varennes