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Un avion dans son garage

Pour certains, habiter à côté d'un terrain de golf est la façon de s'approcher... (Photo AP)

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Charles Bennett prépare une envolée à bord de son RV-10 à partir de sa maison du Tailwinds Airpark, à Jupiter Farm, en Floride.

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Pour certains, acheter un condo à côté des pentes de ski ou d'un terrain de golf est la façon de s'approcher de leur passion. Pour d'autres, bâtir maison et hangar à proximité d'une piste d'atterrissage ou s'aménager un loft à même le hangar de son avion représente un choix de vie. Bienvenue dans le monde des collectivités accessibles par avion, ou fly-in communities selon l'expression anglophone.

 Il y aurait plus de 600 de ces aéroparcs en Amérique du Nord, principalement dans les États américains les plus chauds, comme la Floride, le Texas ou la Californie. Il s'agit de petits développements regroupés autour d'un aéroport local.

De ce côté-ci de la frontière, on retrouve évidemment moins de ce genre de communautés. «Au Canada, elles se résument généralement à de petites pistes d'atterrissage en gazon bordées d'une dizaine de maisons», affirme John Phillips, président de West Capital Developments, promoteur du projet Tailwind Estates à l'aérodrome de Carp, près d'Ottawa.

La plupart des résidants de ces aéroparcs utilisent leur avion quasi quotidiennement, comme plusieurs se servent de leur automobile pour se rendre au travail. Dans bien des cas, il s'agit d'entrepreneurs dans le domaine de la haute technologie ou d'athlètes professionnels. «Notre projet est situé à huit minutes du Scotia Bank Place (l'amphithéâtre des Sénateurs d'Ottawa)», explique M. Phillips.

Maison et hangar

Les propriétaires font construire leur maison avec un hangar à avion intégré ou séparé. Certains prolongent leur résidence d'un abri comme celui pour les autos. Le plan d'urbanisme de ce type de collectivité prévoit des rues pour les véhicules et des aires de circulation - ou aires de taxi - pour les aéronefs. Dans certains cas, ces voies de circulation peuvent être partagées. L'entretien des installations et des voies de circulation est couvert par des frais communs annuels facturés aux propriétaires.

L'exemple le plus célèbre d'un résidant d'une collectivité accessible par avion est sans contredit l'acteur John Travolta, qui habite une somptueuse résidence inspirée des terminaux des années 60 aux abords de l'aéroport d'Ocala, en Floride. La vedette de Pulp Fiction et de Hairspray peut stationner deux de ses cinq avions dans sa cour, dont son Boeing 707 ayant appartenu au transporteur australien Qantas. Aux yeux de plusieurs, Travolta serait considéré comme un «extrémiste».

De ce côté-ci de la frontière

 Présentement, deux projets sérieux de collectivités accessibles par avion sont en cours de développement dans l'est du Canada.

 Le premier se situe à l'aéroport de Carp, à l'ouest d'Ottawa. Le promoteur, West Capital Developments (www.wcd.ca), a acheté cet aérodrome déficitaire en 2002. L'entreprise a décidé de bâtir un aéroparc comprenant une zone résidentielle à proximité de la piste d'atterrissage principale et d'une partie commerciale réservée aux sociétés oeuvrant en aéronautique.

 La vente de la première phase d'une centaine de terrains devrait commencer dès l'automne prochain. Des clients potentiels auraient démontré un intérêt sérieux pour 30 % des terrains offerts. À terme, West Capital Developments compte vendre un total de 326 lots, dont 126 pouvant accueillir une maison et un hangar. Ceux qui opteront pour les résidences seules pourront utiliser les hangars communautaires pour y abriter leur avion. Les acheteurs devront faire affaire avec un des entrepreneurs en construction choisis par le promoteur.

 La dimension des terrains varie entre 50 et 70 pieds de façade sur 130 pieds de profondeur pour les résidences seules, alors que ceux pouvant accueillir un hangar mesurent 100 ou 150 pieds de façade sur 190 de profondeur. Le prix des lots varie entre 75 000 $ et 150 000 $.

 Les propriétaires auront à payer des frais communs annuels de 150 $ pour l'entretien des installations communes (pistes, aires de circulation, etc.).

 Plus modeste que celui de Carp, le projet de l'Aéroparc Lachute, à l'aéroport municipal de Lachute au nord de Montréal, propose une trentaine de terrains à trois dollars le pied carré avec services près de la piste. Ces lots, dont la superficie varie de 12 500 pi² à 31 500 pi², pourront accueillir un hangar avec ou sans maison. Un loft peut également être aménagé à même le hangar.

 «Nous travaillons présentement avec un urbaniste pour dresser un PIIA (plan d'implantation et d'intégration architecturale)», explique Martine Laverdure, promotrice du projet de Lachute. «Seulement avec le bouche-à-oreille, il y a présentement cinq lots réservés.» Dans ce cas-ci, les frais communs sont évalués à 300 ou 400 $ annuellement.

 




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