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Les pluies violentes accélèrent la détérioration des bâtiments

Les cycles rapides de gel et de dégel... (Photo : François Roy, La Presse)

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Les cycles rapides de gel et de dégel sont le plus à craindre, particulièrement pour la maçonnerie, soutient Gabriel Deschambault, que l'on voit ici devant son logement du Plateau Mont-Royal.

Photo : François Roy, La Presse

Claude-V. Marsolais
La Presse

Le réchauffement de la planète a des effets sur les conditions climatiques. De plus en plus nous sommes exposés à des situations extrêmes: un jour on suffoque de chaleur et le lendemain on frisonne. Ces changements ne sont pas sans conséquence sur le bâtiment, particulièrement pour les habitations patrimoniales à Montréal comme ailleurs.

«Ce sont les pluies balayées par des vents violents qui sont le principal élément de détérioration des habitations mais en hiver ce sont les cycles rapides de gel et de dégel qui sont le plus à craindre, particulièrement pour la maçonnerie», soutient Gabriel Deschambault, architecte et ex-employé de la Ville de Montréal à la division du patrimoine.

«Les pluies violentes peuvent endommager les toits, la tôlerie et la peinture des portes et fenêtres en bois. C'est pourquoi il faut être attentif à son environnement immédiat», souligne-t-il.

Selon lui, les propriétaires de résidences anciennes doivent prendre le temps d'examiner leur bâtiment. Il ne faut pas hésiter à monter sur le toit (s'il est plat), au moins une fois l'an, pour s'assurer que tout est en ordre. «Le toit est la cause principale de la détérioration rapide des maisons car une fuite d'eau endommage l'intérieur en faisant pourrir le bois et en créant un milieu favorable à la croissance de champignons microscopiques. Il est donc important de s'assurer que la tôlerie est bien en place, que les solins n'ont pas été soulevés par le vent, que les joints ont tenu le coup et que le gravier de votre toit plat est bien étendu, celui-ci empêchant les rayons ultra-violets de surchauffer le bitume et d'endommager les couches de matériaux composites isolantes».

Réparer plutôt que remplacer

Gabriel Deschambault estime qu'il en coûte moins cher de réparer que de remplacer des éléments de la maison qui montrent de l'usure.

«C'est aussi vrai pour les boiseries que pour les métaux. Changez une colonne de bois de balcon peut coûter très cher tandis que la faire réparer par un menuisier qualifié ou un artisan n'est pas dispendieux. C'est la même chose pour les balustrades en fer forgé. Un bon entretien prévient la corrosion du métal car il faut savoir qu'une balustrade en fer forgé peut durer au-delà de 100 ans.»

M. Deschambault reconnaît que les gens sont moins disposés, en raison des exigences de la vie moderne, à sacrifier du temps à l'entretien de leur habitation.

«Dans ce cas, il vaut mieux confier les réparations à un menuisier ou artisan qualifié dans la restauration que de remplacer par du neuf car l'argent étant le nerf de la guerre, cela sera plus économique».

L'architecte est plutôt réservé face aux matériaux «magiques» de remplacement faits en PVC ou en aluminium. Selon lui, le PVC n'est pas un matériau durable et l'aluminium se salit rapidement.

Toutefois, il estime que certains manufacturiers de pièces d'aluminium ont beaucoup amélioré l'esthétisme de leur produit depuis ces dernières années, notamment dans la confection de balustrades ou de clôtures ouvragés qui ont la même apparence que le fer forgé.

Finalement, M. Deschambault donne un conseil aux propriétaires d'habitations anciennes pour ne pas se ruiner.

«Pour mieux contrôler vos coûts, vaut mieux étaler dans le temps vos réparations. Comme les propriétés régies en condominium, vaut mieux prévoir un fonds de réserve pour se permettre d'effectuer les travaux sans devoir hypothéquer sa maison ou devoir emprunter.»

 




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