Pas facile d’aller à la mer en ces temps de zones rouges, mais cet automne, rien n’empêche la mer de venir à vous… avec une livraison d’huîtres à domicile.

Simon Chabot Simon Chabot
La Presse

Ses affaires bousculées par la pandémie, l’importateur de vins André Papineau, de l’agence Vinealis, a décidé de lancer un projet auquel il pensait depuis un certain temps : faire venir chaque semaine à Montréal des huîtres d’une fraîcheur irréprochable pour les distribuer directement aux amateurs de bivalves.

Pêchées le mardi dans les eaux froides et profondes des environs de Caraquet, au Nouveau-Brunswick, les huîtres cultivées qu’il achète à la ferme ostréicole Dugas arrivent à Montréal le jeudi, en caisses de 50 ou de 100, pour être livrées à quelques dizaines de clients.

« Un produit d’exception »

Dès qu’on ouvre l’une de ces huîtres, on est tout de suite transporté au bord de la mer. Ça sent le vent marin, avec une petite touche d’algue, juste ce qu’il faut pour s’imaginer à marée basse sur la grève. Comme elles sont élevées en eaux profondes, donc très salées, mieux vaut se débarrasser de la première eau de ces huîtres. Leur goût légèrement fruité n’en sera que plus facile à apprécier.

« C’est probablement les meilleures huîtres que j’ai goûtées de ma vie », s’enchante André Papineau, qui passe beaucoup de temps l’été dans la péninsule acadienne, d’où vient une partie de sa famille. « C’est vraiment un produit d’exception. » Il est heureux de le faire connaître ici à Montréal.

Bien entendu, nul ne songe sérieusement à organiser un party d’huîtres quand les rassemblements sont interdits. Bonne nouvelle : pas besoin d’avaler 50 huîtres à deux en un soir. Elles se conservent très bien pendant quelques semaines au frigo, à plat dans un contenant de plastique recouvert d’un linge légèrement humide qui sera rincé quotidiennement.

Et si vous craignez d’avoir à attaquer vous-mêmes les coquilles, sachez que celles-ci s’ouvrent particulièrement bien, n’ayant que très peu été exposées aux rayons du soleil qui les font durcir.

Pour une livraison le jeudi, il faut passer sa commande sur le site internet de Vinealis avant le lundi midi. Deux tailles de cette huître baptisée « Caraquette » sont proposées : la Gourmet (de 2,5 à 3 po) et la Connaisseur (de 3 à 3,5 po). Les prix varient de 60 $ à 140 $ (pour 50 ou 100 huîtres). La livraison est gratuite dans un rayon de 5 km du centre-ville de Montréal (10 $ si vous habitez plus loin). Vous pourriez aussi acheter par la même occasion une caisse de 3, 6 ou 12 bouteilles parmi les importations privées de Vinealis, qui vous sera livrée sur demande. À noter : si jamais la demande pour les huîtres explose, André Papineau risque d’avoir à donner rendez-vous à ses clients dans un point de cueillette. Il prévoit poursuivre ses livraisons au moins jusqu’au temps des Fêtes.

> Consultez le site de Vinealis

D’autres bonnes adresses

Bon à savoir, les clients des paniers Lufa ont accès aussi ces jours-ci à des huîtres, sauvages celles-là, qui proviennent de l’Île-du-Prince-Édouard. Les huîtres de Five Star Shellfish sont récoltées à la pince, une méthode durable, puis conservées au large avant d’être empaquetées. Les caisses de 25 se vendent de 12,50 $ à 20 $. La livraison à domicile d’un panier Lufa coûte 5 $.

Bien sûr, de nombreuses poissonneries proposent aussi l’automne venu de belles sélections d’huîtres. Sur le site de la poissonnerie La mer, à Montréal, par exemple, on trouve notamment des huîtres Cascumpec et Foxley River, de l’Île-du-Prince-Édouard, French Kiss, du Nouveau-Brunswick, et Kusshi, de la Colombie-Britannique. La mer possède un service de livraison et propose même d’ouvrir les huîtres aux clients qui en font la demande (frais en sus dans les deux cas).

> Consultez le site de Lufa

> Consultez le site de La mer