Les résultats du scrutin de lundi démontrent les préoccupations de la population à l’égard des changements climatiques, estiment Greenpeace Canada et Équiterre.

Jean-Thomas Léveillé
Jean-Thomas Léveillé La Presse

« Une grande majorité de Canadien(ne)s ont voté en faveur de partis qui promettent de prioriser la lutte contre la crise climatique », a déclaré le responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace Canada écologiste, Patrick Bonin, dans un communiqué émis en soirée.

Quelque 94 % des électeurs ont voté pour des partis qui proposent un système de tarification du carbone, a souligné Équiterre, également dans un communiqué.

« C’est 20 % de plus qu’à la dernière élection ! », a déclaré Marc-André Viau, directeur des relations gouvernementales de l’organisation cofondée par le ministre libéral sortant Steven Guilbeault, réélu lundi.

On ne retournera jamais en arrière sur ce plan.

Marc-André Viau, Équiterre

Greenpeace rappelle toutefois qu’aucun parti ne proposait des mesures suffisantes pour contrer le réchauffement planétaire et appelle à un rehaussement des ambitions et des actions.

« Maintenant, le vrai travail commence afin de s’assurer que le nouveau gouvernement déploie des mesures ambitieuses au rythme et à l’échelle qu’exigent les crises du climat, de la biodiversité et des inégalités qui menacent nos communautés », estime Patrick Bonin.

Équiterre enjoint le premier ministre à « forger des alliances » pour protéger l’environnement et la biodiversité ainsi que pour restaurer les milieux naturels, et demande aux partis d’opposition de « collaborer activement avec le gouvernement à ce chapitre.

Les deux organisations exigent sensiblement les mêmes choses : l’interdiction de toute nouvelle expansion de l’industrie des combustibles fossiles, une transition juste pour les travailleurs, la fin immédiate des subventions aux énergies fossiles et l’annulation de l’agrandissement de l’oléoduc Trans Mountain, propriété de l’État canadien, ainsi qu’un plan pour atteindre 60 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 par rapport à leur niveau de 2005.

Pour Greenpeace, le résultat des élections envoie un message clair : « les Canadien(ne)s exigent des mesures fortes et décisives pour s’attaquer sans délai aux inégalités sociales et à la crise climatique ».