(Burnaby) Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, s’est lancé dans une dernière offensive pour obtenir des votes en Colombie-Britannique, en disant que son parti se battrait pour les gens, peu importe ce qui se passera au cours des élections de lundi.

La Presse Canadienne

Les néo-démocrates maintiennent leur rythme de campagne lors d’une dernière journée bien remplie dans la région des Basses-terres continentales, visitant les circonscriptions que le NDP espère ravir aux libéraux ou aux conservateurs.

Le dernier sondage d’opinion montre qu’un autre gouvernement minoritaire semble probable, mais M. Singh est resté déterminé à se présenter comme un candidat pouvant devenir premier ministre. Le chef néo-démocrate a notamment rappelé que Justin Trudeau et Erin O’Toole ont collaboré dans le passé sur des dossiers qui ont mené à de mauvaises décisions pour les Canadiens, selon lui.

M. Singh a affirmé que même si les élections aboutissent finalement à un autre gouvernement minoritaire, le NPD se battra pour les gens, que « cela ressemble ou non au jour de la marmotte ».

« Je veux que le gouvernement travaille pour vous », a-t-il lancé devant ses partisans et candidats lors d’un arrêt à Burnaby.

Il a d’ailleurs tenu à rappeler que dans un contexte de gouvernement minoritaire, son parti avait réussi à obtenir des gains pour améliorer les conditions de vie des gens, ce qu’il s’engage à continuer de faire peu importe l’issu du scrutin.

On a doublé la prestation canadienne d’urgence [PCU], on a augmenté la subvention salariale. Ce qu’on a fait, c’est de toujours se battre pour vous et c’est ce qu’on va continuer de faire.

Jagmeet Singh, chef du NPD

Lorsqu’on lui a demandé quel serait l’enjeu clé pour qu’il soutienne un autre parti dans un parlement minoritaire, il a répondu qu’il était important pour lui que les milliardaires paient leur juste part en ce qui concerne le coût de la pandémie de COVID-19.

Le parti garde bon espoir d’obtenir plus que les 24 sièges qu’il détenait à la Chambre des communes lors de sa dissolution. Le chef a toutefois avoué que les visites en Ontario ont été les plus difficiles.

« Les gens là-bas sont habitués aux arguments cyniques des libéraux », a-t-il déploré, tout en priant les électeurs de cette province à ne pas gober tous les discours de ses adversaires.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, le néo-démocrate John Horgan, a offert son appui à M. Singh dans un message publié sur Twitter, mais il n’a fait aucune apparition lors d’un évènement de la campagne fédérale.

M. Singh a assuré que, malgré le contexte de pandémie, son parti a trouvé des manières de rejoindre les électeurs et de discuter avec eux des enjeux importants, comme la crise du logement, les changements climatiques et la réconciliation avec les peuples autochtones.

« Nous sommes prêts », a-t-il tranché.