(Sherbrooke) S’attaquer à la crise climatique, taxer les ultra-riches et lutter contre la crise du logement : c’est sur un ton combatif que le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) Jagmeet Singh a achevé sa campagne électorale québécoise à Sherbrooke, vendredi, circonscription qui a été sous la bannière du NPD de 2011 à 2019.

Lila Dussault
Lila Dussault La Presse

Lutter : voilà le mot le plus utilisé par Jagmeet Singh pour décrire son gouvernement et défendre la plateforme électorale du NPD. « Je veux gagner partout parce que je veux devenir premier ministre, pour bâtir une meilleure société, pour investir dans les gens, pour faire face à la crise climatique, pour faire face à la crise du logement et pour investir dans nos soins de santé », a déclaré Jagmeet Singh lors d’un point de presse donné à l’Université de Sherbrooke, vendredi matin.

M. Singh a attaqué le bilan libéral sous différents fronts, passant d’un manque d’actions face au harcèlement dans l’armée canadienne au « pire bilan du G7 » en termes d’émissions de GES. Questionné sur son propre programme pour faire face à la crise climatique, M. Singh a affirmé être le seul gouvernement qui prévoit taxer les ultra-riches, mettant en lumière le fait que le gouvernement libéral a exempté de la taxe carbone les plus grands pollueurs.

Le NPD acceptera-t-il de travailler avec n’importe quel parti, dans l’éventualité d’un gouvernement minoritaire ? Pour répondre, Jagmeet Singh a défendu le bilan du NPD depuis 2019. « Je pense que les Canadiens et les Québécois ont aimé avoir un gouvernement minoritaire, parce qu’ils ont vu qu’on pouvait faire ce qui devait être fait », a-t-il affirmé. Il a notamment parlé de l’augmentation de la subvention salariale et de la PCU pendant la pandémie.

Marika Lalime, candidate pour le NPD à Sherbrooke, n’a pas pu être présente pour des problèmes de santé.