(Grand Sudbury) Les libéraux promettent de doubler les fonds fédéraux pour défendre l’éducation postsecondaire pour les francophones en situation minoritaire. S’ils sont réélus, ils promettent de le faire passer de 40 millions à 80 millions par année.

Catherine Lévesque La Presse Canadienne

Le chef libéral Justin Trudeau était accompagné de Mélanie Joly, ministre sortante des Langues officielles, et de la candidate libérale dans Sudbury, Viviane Lapointe, pour cette annonce à l’Université de Sudbury qui n’est plus affiliée à l’Université Laurentienne. Cette dernière, plombée par les problèmes financiers, a récemment coupé les vivres à ses universités fédérées dans un effort de restructuration.

L’Université de Sudbury a maintenant l’ambition de devenir une institution par et pour les francophones du nord de l’Ontario.

Dans son dernier budget, le gouvernement fédéral avait prévu un financement de 121,3 millions sur trois ans, à compter de 2021-2022, en appui aux projets en lien avec l’éducation postsecondaire en langue minoritaire et afin de permettre aux institutions de maintenir leurs programmes existants. La balle était cependant dans le camp des provinces, qui devaient en faire la demande.

Maintenant en campagne électorale, les libéraux bonifient leur offre : non seulement ils feront passer le financement de quelque 40 millions par année à 80 millions, mais ils en feront un programme permanent.

Mme Joly et M. Trudeau ont donné peu de détails sur l’annonce, lors d’un rassemblement partisan à l’abri des manifestants, mardi en fin de journée. Ils n’ont cependant pas lésiné sur les attaques à l’endroit de leur adversaire conservateur qu’ils accusent de ne pas pouvoir tenir tête aux premiers ministres conservateurs des provinces où l’éducation postsecondaire en français est moins accessible.

« Nous savons que ce qui s’est passé à l’Université Laurentienne est complètement inacceptable. C’est un gâchis conservateur qui ne pourra pas être réparé par Erin O’Toole », a lancé Mme Joly aux quelques dizaines de militants présents sur place.

« On est souvent déçus par les politiciens conservateurs », a renchéri M. Trudeau, rappelant les difficultés du campus Saint-Jean en Alberta, de l’Université de Moncton au Nouveau-Brunswick ou de l’Université de l’Ontario français. « Ce n’est pas Erin O’Toole en face de Doug Ford, en face de Jason Kenney ou en face de Blaine Higgs qui va défendre vos intérêts », a-t-il ajouté en conclusion.