À une semaine de la fin de la campagne, le Nouveau Parti démocratique (NPD) veut se positionner comme le seul parti porteur du progrès à Ottawa.

Simon-Olivier Lorange Simon-Olivier Lorange
La Presse

Pour ce faire, il vise les libéraux de Justin Trudeau, mais encore davantage le Bloc québécois.

En effet, en adoptant le slogan «Les progressistes : c’est nous», le NPD calque directement la formule utilisée par le Bloc dans ses publicités et sur ses affiches.

Le choix n’est pas fortuit. Depuis deux semaines, le parti souverainiste effectue une remontée spectaculaire dans les sondages, au point d’avoir pris une nette avance dans les intentions de vote chez les francophones au Québec et même de se disputer la position de tête chez l’ensemble des électeurs de la province.

Or, le NPD n’accepte pas que son adversaire s’affiche comme progressiste, surtout après la décision d’Yves-François Blanchet de conserver au sein de son équipe quatre candidats qui ont publié sur les réseaux sociaux, au cours des dernières années, des propos racistes et islamophobes. Jeudi dernier, le chef bloquiste a dit accepter les excuses de ses candidats.

«Je sais que M. Blanchet n’est pas raciste, mais il doit faire preuve de leadership», a dit ce mardi le chef adjoint du NPD Alexandre Boulerice.

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Alexandre Boulerice

«Quand des gens tiennent des propos racistes dans les rangs [d’un parti], on ne peut pas rester là les bras croisés, fermer les yeux, passer l’éponge. Quand on est progressiste, on ne garde pas les racistes dans son équipe.»

Le Bloc, poursuit-il, «essaie l’étiquette social-démocrate, mais ses actions montrent le contraire».

M. Boulerice a également dénoncé le fait que les libéraux «ont fait miroiter en 2015 qu’ils étaient des progressistes», mais qu’ils ont par la suite aligné «les promesses brisées les unes après les autres». À ce compte, il évoque l’achat d’un pipeline malgré un engagement à s’éloigner des énergies fossiles, l’abandon de la réforme du mode de scrutin ainsi que la lutte contre l’évasion fiscale qui a donné peu de résultats.

«Ils ne peuvent pas se prétendre progressistes», insiste le député sortant de Rosemont – La Petite Patrie.