À peine 72 heures après la marche historique pour le climat à Montréal, la ministre sortante de l’Environnement, Catherine McKenna, est venue passer la journée dans la métropole, lundi, où elle a déclaré que les résultats de la présente élection seraient décisifs pour l’avenir environnemental du pays.

Audrey Ruel-Manseau Audrey Ruel-Manseau
La Presse

« On a un choix dans cette élection. Le Parti conservateur n’a pas de plan sur l’environnement, il nie l’existence des changements climatiques créés par l’homme, et il n’a pas de plans pour les changements climatiques. […] C’est une élection tellement importante. Parce qu’on peut perdre tout. Tout ce qu’on a fait sur l’environnement », a déclaré la candidate libérale d’Ottawa-Centre, Catherine McKenna, lors de son passage dans la circonscription d’Hochelaga, lundi.

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Soraya Martinez Ferrada et Catherine McKenna

Elle sortait tout juste du Babylone Hydro-Organique, un petit commerce de la rue Sainte-Catherine destiné à l’agriculture urbaine biologique, en compagnie de la candidate de la circonscription, Soraya Martinez Ferrada. Les libéraux ne s’en cachent pas, ils veulent séduire l’est de l’île de Montréal, qu’ils veulent transformer en pôle d’économies vertes. Ils promettent d’investir pour développer le transport en commun et attirer les entreprises d’économie circulaire.

« Je pense qu’on a de grandes opportunités ici, dans l’est de Montréal. J’étais avec Jonathan [Plamondon, candidat dans La Pointe-de-l’Île] ce matin et on parlait de notre annonce de la plantation de 2 milliards d’arbres. Ça fera une grosse différence avec les îlots de chaleur. J’ai aussi vu le [Technopole] Angus. C’est un bon exemple de comment on peut décontaminer les terrains et faire une différence avec le logement abordable et des entreprises locales », a observé Mme McKenna.

« On a des candidats très forts ici et on veut que leur voix soit représentée à Ottawa », a avancé Mme McKenna, candidate dans Ottawa-Centre, au nom du parti qu’elle représente. « On a travaillé trop fort comme pays et on a encore du travail à faire et on ne peut pas perdre ça. Alors je vais faire tout ce que je peux pour démontrer aux Canadiens qu’on doit continuer la lutte. Et on ne peut pas retourner dans le passé de Stephen Harper. »

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« La lutte à Montréal est importante, a ajouté la candidate d’Hochelaga, Soraya Martinez Ferrada. Il y a quatre comptés qu’on veut gagner à Montréal, et les quatre pour les Libéraux sont prenables et la présence des ministres et du gouvernement démontrent justement qu’il y a un réel intérêt de gagner ici les quatre comtés dans l’est de Montréal », a dit la représentante libérale, faisant allusion à sa circonscription et à celles de La Pointe-de-l’Île, Rosemont–La Petite-Patrie et Laurier-Sainte-Marie, où se présente Steven Guilbault.

La visite de Catherine McKenna arrive quelques jours après le passage d’une autre grosse pointure libérale dans l’est de Montréal, Crystina Freeland. Mme McKenna a fait campagne, lundi, aux côtés de ses compatriotes Soraya Martinez Ferrada, candidate dans Hochelaga, Jonathan Plamondon, candidat dans La Pointe-de-l’Île, et Geneviève Hinse, candidate dans Rosemont–La Petite-Patrie. Elle a aussi bifurqué par la Rive-Sud où elle est allée rencontrer des aînés avec le candidat de Longueuil–Saint-Hubert, Réjean Hébert.

En matière d’environnement, les Libéraux ont notamment annoncé leur objectif de zéro émission nette de carbone d’ici 2050, ils ont établi un prix sur le carbone, se sont engagés à bannir les plastiques à usage unique et ont promis d’assurer la conservation et la protection de 25 % des terres et de 25 % des océans du pays d’ici 2025, se donnant l’objectif d’atteindre les 30 % en 2030.