La décision par le Parti vert de publier sur son site web une photo truquée de la cheffe Elizabeth May est une « mauvaise idée », estime le chef adjoint du parti Daniel Green.

Simon-Olivier Lorange Simon-Olivier Lorange
La Presse

« Je ne sais pas qui a pris cette initiative, mais c’est une mauvaise initiative de “photoshopper” quoi que ce soit », a-t-il fait remarquer en entrevue avec La Presse ce mardi matin.

« S’il y a un parti qui ne doit pas verser dans les fake news, c’est bien nous », a-t-il poursuivi.

Le National Post a révélé lundi soir que la formation environnementaliste avait publié et distribué une photo retouchée de Mme May.

PHOTO TIRÉE DU SITE WEB DU NATIONAL POST, INITIALEMENT FOURNIE PAR LE PARTI VERT DU CANADA

Elizabeth May a en main un gobelet réutilisable affichant le logo du parti et dans lequel se trouve une paille en métal.

Sur le cliché, on aperçoit la cheffe du parti en conversation avec une électrice de Victoria. Mme May a en main un gobelet réutilisable affichant le logo du parti et dans lequel se trouve une paille en métal.

Or, autant le logo que la paille ne figuraient pas sur la photo originale, constate le
Post.

La version non retouchée avait été fournie à différents médias. Le site web iPolitics l’avait utilisée, et bien que le cadrage ne permettait pas de voir le gobelet, il était évident que la paille n’y figurait pas.

Le parti a admis avoir utilisé le logiciel Photoshop pour trafiquer la photo.

Citée par le quotidien torontois, la porte-parole du Parti vert, Rosie Emery, a affirmé ne pas savoir pourquoi la paille avait été ajoutée. Elle a toutefois précisé que Mme May n’avait pas été impliquée dans la décision de faire ce montage.

Sur le site du parti, la photo originale est toujours disponible, mais dans un cadrage qui a été resserré.

Daniel Green se rappelle avoir publié à la blague un montage le montrant en traîneau à chien dans les rues de Montréal, alors qu’il faisait campagne à l’élection partielle dans Outremont l’hiver dernier. Certaines personnes avaient cru qu’il s’était bel et bien prêté à cette activité, et ce, même s’il était clair, selon lui, qu’il s’agissait d’une pointe humoristique.

« Même à la blague, il y a des gens qui nous croient. Il faut faire attention », conclut-il.