Quelle est l'une des critiques récurrentes les plus souvent faites à Netflix? Les films indépendants et internationaux sont souvent difficiles à trouver dans l'abondance des productions de toutes natures offertes sur le service.

Publié le 17 juin 2018
MARC-ANDRÉ LUSSIER LA PRESSE

Ils se retrouvent même très rarement sur la page d'accueil des abonnés, même le jour de leur mise en ligne.

La cinéaste Ava DuVernay (Selma, A Wrinkle in Time) estime que les avantages d'avoir un film sur Netflix (son documentaire 13th fut un grand succès) l'emportent largement sur le reste, étant donné qu'une simple présence sur le service constitue selon elle une grande victoire, particulièrement pour les cinéastes issus de minorités.

«Ma préoccupation n'est pas que mon film s'y perde, ma préoccupation est qu'il se retrouve quelque part, point», a-t-elle déclaré à Vulture.

En guise d'exemple, la réalisatrice, qui a été membre du jury du Festival de Cannes cette année, évoque le tout premier film de Barry Jenkins, Medecine for Melancholy, long métrage réalisé il y a 10 ans.

«Tout le monde croit qu'il [Barry Jenkins] est né avec Moonlight, mais je suis certaine que si son premier film, qui a été distribué à l'époque de façon traditionnelle, avait pu être sur Netflix, les gens l'auraient vu.»

Rappelons que les abonnés de Netflix de plusieurs pays étrangers peuvent actuellement voir Les affamés. Le film de Robin Aubert a remporté récemment huit trophées Iris au Gala Québec Cinéma.