Publié le 30 avr. 2008
ASSOCIATED PRESS

Un ancien malade mental assure que le fait d'avoir un besoin viscéral que ses mains soient tout le temps sur le corps d'Uma Thurman peut paraître inquiétant, mais que cela n'a rien de criminel en soi.

C'est en tout cas la ligne de défense qu'a présentée lundi son avocat dans l'affaire où ce fan trop zélé de 37 ans est accusé d'avoir harcelé l'actrice de Kill Bill.

Me George Vomvolakis a expliqué à la Cour suprême de l'État de New York que son client, Jack Jordan, accusé de harcèlement et d'agression avec circonstances aggravantes, ne pensait pas comme tout un chacun. «Il ne connaît pas les mêmes frontières que vous et moi», a plaidé l'avocat. «Pour lui, (avoir les mains sur le corps d'Uma Thurman), c'est quelque chose de romantique».

Autre son de cloche pour le procureur adjoint Colleen Walsh, qui a expliqué aux jurés que M. Jordan avait tenté d'entrer en contact avec l'actrice à plusieurs reprises pendant deux ans «dans l'intention de la mettre à bout, de lui créer des ennuis, de la menacer et de lui faire peur». Elle a aussi estimé que l'accusé avait exercé un «chantage émotionnel» pour arriver à ses fins, en envoyant, par exemple, un courriel à la famille de l'actrice dans lequel il avait écrit: «Je me donnerai la mort si je ne vois pas Uma Thurman d'ici 24 à 48 heures».

Il est aussi reproché à ce fan trop assidu de s'être rendu sur un plateau de tournage en novembre 2005 et d'avoir tenté d'entrer de force dans la caravane de son idole ou encore d'avoir sonné à la porte de son appartement à Greenwich Village, où un employé de maison l'a trouvé attendant, assis sur les marches.

Arrêté en octobre 2007, le prévenu a été laissé libre après versement d'une caution de 10 000 dollars.