Les 12 membres d’une même famille, chapeautée par la grand-mère Abuela Alma, habitent dans une maison enchantée au cœur de la forêt de l’Amazonie colombienne. Tous ont un pouvoir particulier, sauf Mirabel, qui ne se sent pas à la hauteur. Or, le sort des siens repose sur ses épaules.

Publié le 26 nov. 2021
Danielle Bonneau
Danielle Bonneau La Presse

Disney a l’habitude de recourir à la magie et en a fait sa marque de commerce. Son 60film d’animation s’inscrit dans cette tradition, qui lui permet de transcender la réalité. Sauf que la véritable magie, cette fois-ci, se trouve dans la relation entre les divers personnages de la famille Madrigal, auxquels on peut tous s’identifier, et qui devient plus forte lorsque tous apprennent à mieux se connaître et découvrent les autres sous un nouveau jour.

Jared Bush et Byron Howard, qui ont déjà fait équipe pour réaliser Zootopia, ont travaillé en étroite collaboration avec la scénariste et coréalisatrice Charise Castro Smith (qui a notamment écrit le scénario de The Haunting of Hill House) et l’auteur-compositeur Lin-Manuel Miranda (Hamilton, In the Heights). Ce dernier, qui s’est engagé dans le projet dès le début, a contribué aux 8 chansons de cette comédie musicale riche en couleurs, où chacun des 12 personnages se distingue à sa façon. Ce qui, en soi, est un tour de force.

Avec chaque film d’animation, Disney hausse la barre et crée des attentes élevées. Cette fois-ci, l’équipe de créateurs y répond avec ses chansons enlevantes qui vont au rythme de la musique colombienne, avec une bonne dose d’humour, autant dans les détails visuels que dans les dialogues, et avec l’extrême beauté de ses images. Sans oublier ses personnages attachants ancrés dans leur culture, ses sympathiques animaux tout droit sortis de l’Amazonie et, bien sûr, sa touche de magie. Il n’y a, cette fois-ci, ni princesse ni méchant à combattre. La menace vient plutôt de l’intérieur, dans les rôles que tous s’astreignent à jouer pour plaire aux autres (et à la grand-mère Abuela Alma) et qui les empêchent de s’épanouir.

Il y a par exemple Isabela (Diane Guerrero), qui fait pousser des fleurs partout, tout en étant prisonnière de son image parfaite, et Luisa (Jessica Darrow), qui met sa force surhumaine au service de la communauté, mais ploie sous la pression. Elles sont les sœurs aînées de Mirabel (Stephanie Beatriz), la seule des enfants et petits-enfants d’Abuela Alma qui n’est pas dotée d’un talent spécial.

Elle est aussi la seule à remarquer les fissures de plus en plus nombreuses dans les murs et le plancher de leur précieuse maison, qui est un reflet de leur image. Cette habitation enchantée, à laquelle fait référence le titre du film (Encanto ; Encanto – La fantastique famille Madrigal, en version française), est vivante, remplie de magie et animée d’une bonne volonté. Elle est une membre à part entière de la famille, que veut à tout prix préserver Abuela Alma (Maria Cecilia Botero). Mais la matriarche a elle-même peur de faillir à ses responsabilités.

La quête de Mirabel est avant tout motivée par l’amour qu’elle ressent pour ses proches. La remise en question des rôles de chacun au sein de la famille, pour en arriver à une sincère harmonie, touchera autant les grands que les petits. Le lancement de cette œuvre très touchante, à l’approche des Fêtes, ne pourrait mieux tomber.

En salle

Encanto

Film d’animation

Encanto

Jared Bush et Byron Howard

Avec les voix de Stephanie Beatriz, Maria Cecilia Botero, John Leguizamo

1 h 49

½

Consultez l’horaire du film