Alors qu’une pandémie s’abat sur le monde, les résidants d’un immeuble parisien apprennent à composer avec le confinement et les règles sanitaires instaurées par le gouvernement français.

Marc-André Lussier
Marc-André Lussier La Presse

Portant à l’écran un scénario qu’il a coécrit avec Laurence Arné, actrice et compagne, Dany Boon (Bienvenue chez les Ch’tis, Raid dingue) nous replonge dans le confinement du printemps 2020, tel qu’il a été vécu à Paris. La Ville Lumière emprunte d’ailleurs les allures d’une ville fantôme dans les premiers plans du film, comme expurgée de tous ses habitants. Puis, des applaudissements retentissent au crépuscule, alors que les citoyens tiennent à faire entendre leur soutien au personnel soignant et aux intervenants de première ligne.

Le récit se concentre ainsi sur les résidants d’un même immeuble qui, forcés par le contexte exceptionnel d’une pandémie, sont en relation les uns avec les autres comme ils ne l’ont jamais été auparavant. Chacun a sa façon de s’adapter à la nouvelle réalité et les humeurs sont exacerbées.

L’humour que pratique Dany Boon emprunte ici une mécanique de boulevard et consiste essentiellement à grossir le trait. Le personnage excessif qu’il interprète fait d’ailleurs écho à ses propres obsessions.

En donnant à son long métrage des allures de conte (accentuées par la trame musicale d’Alexandre Lecluyse), Boon n’évite cependant pas la caricature, ni l’émotion forcée, ni les excès de sentimentalisme. En dédiant 8 rue de l’Humanité à « celles et ceux qui ont souffert », l’humoriste a manifestement conçu sa nouvelle offrande avec grande bienveillance. Mais les intentions, aussi nobles soient-elles, ne suffisent pas toujours.

Sur Netflix

8 rue de l’Humanité

Comédie

8 rue de l’Humanité

Dany Boon

Avec Dany Boon, François Damiens, Laurence Arné

2 h 05

½