Exaspéré par les frasques de son fils immature, un médecin lui coupe les vivres et l’oblige à accompagner l’un de ses patients. Le jeune homme fait ainsi la connaissance d’un jeune garçon atteint d’une maladie grave depuis sa naissance, qui vit seul auprès de sa mère.

Marc-André Lussier
Marc-André Lussier La Presse

Après s’être un peu égaré dans les affres du thriller financier avec L’outsider, Christophe Barratier (Les choristes, La nouvelle guerre des boutons) revient au style qui lui a bien réussi jusqu’à maintenant. Envole-moi est le remake français du film allemand Dieses bescheuerte Herz, de Marc Rothemund (un cinéaste que nous avons un peu perdu de vue depuis l’excellent Sophie Scholl).

S’inscrivant clairement dans le sillon tracé par Intouchables, cette comédie dramatique affiche les qualités et les défauts liés au genre. D’une part, l’histoire est d’évidence très touchante, même si elle s’appuie sur des ressorts dramatiques maintes fois utilisés au cinéma. Cela dit, le traitement parfois appuyé qu’emprunte le cinéaste fait par moments basculer le film dans les excès de bons sentiments.

Heureusement, la complicité évidente des deux interprètes principaux, tangible à l’écran, donne à cette histoire de beaux accents d’authenticité. Ayant hérité du charisme de son grand-père Jean-Paul, Victor Belmondo campe magnifiquement Thomas, un fils à papa pour qui la vie se résume à faire la fête, aligner les conquêtes, et à dépenser l’argent de son cardiologue de père (Gérard Lanvin). Quand il plonge sa BMW dans la piscine de la grande maison familiale au retour d’une soirée beaucoup trop arrosée, le paternel décide alors de prendre les grands moyens pour exposer son fils à une autre réalité.

C’est ainsi que Thomas, sous la menace de se faire couper les vivres complètement, entre en contact avec Marcus (Yoann Eloundou, un nouveau venu hyper doué). Ayant du mal à trouver la force nécessaire pour poursuivre des traitements exigeants, ce garçon de 12 ans, malade depuis sa naissance et psychologiquement épuisé, est à la veille d’atteindre le point de non-retour. Le récit est construit de telle sorte que l’arrivée dans sa vie de ce grand insouciant, qui deviendra pour lui une sorte de grand frère, sera bien sûr bénéfique de part et d’autre.

Envole-moi, dont le titre fait écho à une chanson de Jean-Jacques Goldman, ne réinvente pas la roue, mais fait partie de ces films attachants qui font du bien.

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Envole-moi, de Christophe Barratier

Comédie dramatique
Envole-moi
Christophe Barratier
Victor Belmondo, Yoann Eloundou, Gérard Lanvin
1 h 31
★★★