Dans Space Jam – A New Legacy, le basketteur LeBron James fait équipe avec les Looney Tunes pour faire face à un groupe de joueurs surpuissants manipulés par un être sordide. Si cette histoire vous est familière, c’est que vous avez vu Space Jam, sorti il y a près de 25 ans.

Pascal LeBlanc
Pascal LeBlanc La Presse

Il ne s’agit toutefois pas d’une suite, ni d’une nouvelle version (remake) ou d’une relance (reboot). Les Tunes font quand même référence au match qu’ils ont disputé avec Michael Jordan dans le passé. En fait, les clins d’œil, surtout visuels, n’arrêtent jamais. C’est peut-être ce que Space Jam – A New Legacy (Basket spatial – Une nouvelle ère, en version française) fait de mieux, en plus des séquences d’animation. Celles qui comprennent uniquement des personnages animés nous ramènent à l’époque des p’tits bonhommes le samedi matin. La succession de gags à une vitesse folle est indémodable. Les scènes dans lesquelles humains et cartoons jouent ensemble sont franchement impressionnantes grâce à des effets spéciaux qui en mettent plein la vue.

PHOTO FOURNIE PAR WARNER BROS.

Lola Bunny (Zendaya), LeBron James et Daffy Duck (Eric Bauza) dans une scène de Space Jam – A New Legacy

Mais avant d’arriver là, il faut se taper environ une demi-heure de « vie de famille » à la maison des James. Bien que le générique d’ouverture présente le joueur des Lakers de Los Angeles comme le roi du basket qui réussit tout ce qu’il entreprend, ses talents de père sont ensuite remis en question pendant de longues minutes. Il est dépeint comme étant exigeant et peu à l’écoute de son plus jeune fils, Dom (Cedric Joe). De manière très appuyée, on prodigue des leçons sur l’importance du travail acharné et de la persévérance ainsi que sur la nécessité de laisser les enfants tracer leur propre chemin. C’est lourd.

James est plutôt bon comédien pour un athlète, mais lui demander d’être acteur pendant si longtemps en ouverture du film n’était pas la meilleure idée.

Dragons, magiciens et Pierrafeu

On n’expliquera pas comment cela se passe, mais Dom est ensuite enlevé par un algorithme en manque de reconnaissance qui travaille dans les serveurs des studios Warner Bros. Al G. Rhythm (Don Cheadle) parvient à convaincre l’enfant de 10 ans, qui a développé son propre jeu vidéo de basket, d’affronter son père dans une partie qui déterminera le sort de leur famille. Les règles sont cependant inspirées du jeu de Dom, donc plus cool que celles du sport du rabat-joie James – un rôle qu’il s’amuse bien à jouer.

Plus amusant encore ? Les références évoquées plus haut. Puisqu’Al G. évolue dans l’univers numérique de Warner, tous ses différents mondes s’animent et s’intègrent au récit. On rencontre ainsi les dragons de Game of Thrones, les magiciens de Harry Potter, les agents de The Matrix, les superhéros de DC… King Kong, les Pierrafeu, le Géant de fer, Yogi l’ours et plein d’autres assistent à l’affrontement final. Oui, il s’agit d’un placement de produits éhonté, mais ça fait plaisir de voir tout ce beau monde ensemble.

Il y a aussi d’innombrables références à la culture populaire : réseaux sociaux, NBA, musique, célébrités, technologie… Les jeunes vont adorer ! En espérant, pour ceux qui verront le film en français, que la traduction est à la hauteur.

En salle et sur HBO Max dès ce vendredi

Space Jam – A New Legacy

Comédie sportive

Space Jam – A New Legacy

Malcolm D. Lee

Avec LeBron James, Don Cheadle, Cedric Joe

1 h 55

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