À Paris, le service de police fait face à la menace de plus en plus répandue de jeunes délinquants décuplant leurs forces et pouvoirs en reniflant un mystérieux produit. Face à eux, le policier Gary Moreau et sa collègue Cécile Schaltzmann, fraîchement débarquée de la brigade financière, décident de combattre le feu par le feu.

André Duchesne
André Duchesne La Presse

Quel joli pari que celui-ci ! Les artisans de ce film ont décidé d’aller s’amuser dans la cour des grands, celle des majors américains producteurs de superproductions de superhéros, sans en avoir pour autant les moyens. Et comme ils ont travaillé dans les limites de leurs ambitions, ça fonctionne !

Pour dire les choses autrement, ces artisans ne se sont pas trop pris au sérieux. Ils proposent ici un film où le mélange des genres, entre action et comédie, est assez bien dosé. Mieux encore, ils ont campé l’histoire dans un environnement parisien que chacun connaît.

Même si nous sommes ici dans le domaine du fantastique, Comment je suis devenu super-héros n’est pas une dystopie avec décors de ruines urbaines pharaoniques et autre mise en scène de fin du monde.

Au contraire, on retrouve le look des séries policières avec la traditionnelle dualité policier-policière où la femme fait sa place en dépit de la résistance du collègue masculin.

En marge de Gary et de Cécile gravitent deux autres personnages de héros qui les aideront à combattre Naja (Swann Arlaud), Eclipso (Rafaël Guez) et d’autres vilains. Leïla Bekhti (Callista) et Benoît Poelvoorde (Monte Carlo) sont en effet des retraités de la police qui volent au secours du duo.

Acteur doué s’il en est un, Poelvoorde laisse tombé ici son côté survolté tout en réussissant à proposer un personnage à mourir de rire tant par son habillement (il travaille en robe de chambre) que par ses méthodes de recherche (geek d’informatique, il feuillette quand même son Rolodex !).

Les effets spéciaux dans tout cela ? Modestes, mais efficaces. Pour l’essentiel, on les remarque lorsque les personnages inhalent des substances aux couleurs électriques pour décupler leurs forces.

Le héros Gary Moreau a même un petit côté Luke Skywalker lorsqu’il commence à se rendre compte qu’il est lui-même nimbé d’une certaine force.

Assez dit, sinon pour conclure que ce long métrage nous a fait passer un très bon moment. Et que la finale ouvre la porte à une suite.

Sur Netflix.

Comment je suis devenu super-héros

Comédie de superhéros

Comment je suis devenu super-héros

Douglas Attal

Avec Pio Marmaï, Vimala Pons et Benoît Poelvoorde

1 h 37

½