À la suite d’un évènement universel inexpliqué, les appareils électroniques deviennent obsolètes et les humains perdent la capacité de dormir. Jill, ancienne militaire et mère seule, entreprend le combat de sa vie pour protéger ses deux enfants, dont sa fille Matilda, une des rares personnes n’ayant pas perdu la faculté du sommeil.

André Duchesne
André Duchesne La Presse

Le long métrage Awake est un de ces films à ranger dans le classeur des fausses bonnes idées. Le sujet de départ est bien, mais son traitement, tant dans le scénario que dans la réalisation, est décevant. Pour ne pas dire désolant.

Sans surprise, une ville et une famille américaines servent de décors et de personnages pour camper une catastrophe universelle : l’incapacité à dormir. Très embêtant, car au bout de quelques jours, les conséquences néfastes sur le corps s’accumulent jusqu’à la mort.

Toujours sans surprise, un tel évènement entraîne les millions de condamnés dans tous les excès ainsi qu’une « course au vaccin » (tiens, tiens !) de scientifiques essayant de trouver la solution chez les rares privilégiés encore capables de piquer un somme.

Dans un tel cadre, on tue pour un oui ou pour un non. Et c’est ce qu’on a : des meurtres à la tonne qui s’enchaînent dans un road trip de l’horreur.

C’est dommage, car il y avait quelques belles idées et peut-être même une bonne critique de l’Amérique dans cette histoire.

Ainsi, dans une courte scène, adeptes de Dieu et adeptes de la science s’opposent et tentent de mettre le grappin sur Matilda (Ariana Greenblatt), fille de Jill (Gina Rodriguez), dans l’espoir de vivre. Que Jill essaie de montrer à Matilda à se défendre avec un revolver est aussi un clin d’œil intéressant à la prolifération des armes à feu.

Aucun des segments, aucun des thèmes, aucun des personnages du film n’est suffisamment étoffé pour que le spectateur se sente interpellé. Il manque trop d’émotion, d’argumentaire, de fil conducteur, de liant entre les scènes pour qu’on y croie. L’interprétation est en général quelconque, notamment quand les personnages deviennent de plus en plus hagards. On a vu des films de zombies de série B plus convaincants.

Si Awake remporte un prix de cinéma un de ces jours, ce sera peut-être pour le film dont le titre est le moins approprié. Car c’est plutôt endormant.

Sur Netflix

Awake

Drame de science-fiction

Awake

Mark Raso

Avec Gina Rodriguez, Ariana Greenblatt et Lucius Hoyos

1 h 37