Suite du film La légende de Viy du même réalisateur, Le masque de fer remet en scène le même héros, à savoir le cartographe Jonathan Green (Jason Flemyng), qui part pour la Chine en compagnie de la jeune Cheng Lan (Xingtong Yao) afin de débarrasser des villageois de l’emprise d’une sorcière aux pouvoirs magiques.

André Duchesne André Duchesne
La Presse

Ah ! comme ils nous ont manqué, les films en salle, surtout ceux à grand déploiement et à effets spéciaux multipliés. C’est vrai pour plusieurs, mais pas pour cet opus qui est parfaitement à sa place où il nous est présenté : en vidéo.

Pour être franc, il n’y a pas grand-chose à tirer de cette poutine invraisemblable et incapable de se trouver une identité. Le fil de l’histoire, s’il y en a un, croule sous l’avalanche, pas toujours réussie, des effets spéciaux numériques qui sont tellement utilisés qu’on aurait pu les nommer comme premier rôle au générique.

Iron Mask oscille entre le film d’aventures, le fantastique (avec un dragon, des pouvoirs magiques, etc.), mais aussi un certain côté comique, pour ne pas dire farfelu.

Ce mélange des genres, charmant au premier abord, notamment dans une scène où trois prisonniers enchaînés dans une même cellule doivent coordonner leurs mouvements pour manger chacun son tour, finit vite par nous lasser.

Deux éléments dominent tout le reste : des scènes d’action à la chaîne et une direction artistique très tape-à-l’œil avec une orgie d’objets : costumes, épées, dagues, chaînes, nourriture, parchemins, cages, talismans, cartes, armes à feu, etc. Sans surprise, on en oublie les personnages, et le travail des acteurs par le fait même. Curieux quand même que, dans un conte, ils deviennent si secondaires.

C’est ce qui arrive quand on veut trop en faire…

Disponible en vidéo sur demande

AFFICHE FOURNIE PAR VVS FILMS

Iron Mask, d'Oleg Stepchenko

Aventure, fantastique
Iron Mask (Le masque de fer en version française)
Oleg Stepchenko
Avec Jason Flemyng, Xingtong Yao, Jackie Chan et Arnold Schwarzenegger
2 h 01
★★½