Abandonnée par son amoureux, une jeune femme de 23 ans revient à la maison et retrouve son père, dont la nouvelle femme a le même âge qu’elle.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

L’amant d’un jour a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes en 2017, sans jamais prendre l’affiche au Québec. Philippe Garrel a tourné un autre long métrage depuis (Le sel des larmes, lancé récemment à la Berlinale), mais il convient quand même de s’attarder sur ce film inédit chez nous, lequel s’inscrit dans la parfaite continuité de La jalousie et de L’ombre des femmes, ses deux films précédents.

Grâce à des images en noir et blanc minutieusement composées, le cinéaste français explore de nouveau les arcanes du sentiment amoureux et la notion de fidélité.

Cette fois, il met en scène un prof de philo, jeune quinquagénaire (Éric Caravaca, toujours impeccable), qui, de façon prévisible et banale, tombe amoureux de l’une de ses étudiantes (Louise Chevillotte) et partage sa vie. La situation emprunte un virage plus particulier quand la fille du prof, du même âge que l’étudiante, revient à la maison après une déception amoureuse…

IMAGE FOURNIE PAR ACÉPHALE 

L’amant d’un jour

On pourrait reprocher à Garrel de refaire à peu près toujours le même film. Misant davantage sur des touches impressionnistes que sur une narration classique, ce vétéran propose un long métrage où la manière l’emporte sur le fond. À cet égard, ses admirateurs seront bien servis. Soulignons par ailleurs la très jolie partition musicale de Jean-Louis Aubert.

L’amant d’un jour est offert à la location sur la plateforme du Cinéma Moderne.

> Consultez le site du Cinéma Moderne

★★★

L’amant d’un jour. Drame de Philippe Garrel. Avec Esther Garrel, Éric Caravaca, Louise Chevillotte. 1 h 16.