Alors que son associé et mentor part à la retraite, un vétérinaire œuvrant dans un village isolé voit arriver une jeune diplômée parisienne pour assurer la relève. Cette dernière se révèle maladroite dans ses relations interpersonnelles, et peu enthousiaste à l’idée de revenir s’installer dans le village où elle a grandi…

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

On pourrait presque y voir un croisement entre Au nom de la terre et La grande séduction. Ce premier long métrage de Julie Manoukian, qui en a aussi écrit le scénario, a en effet pour cadre un village isolé disposant de seulement deux vétérinaires. Alors qu’on peine à subvenir aux besoins d’une population rurale pour qui la cohabitation avec les animaux est un mode de vie, une crise s’amorce le jour où le plus âgé des deux (Michel Jonasz) décide d’aller vivre quelque part au soleil.

Le récit de La relève (sorti en France sous le titre Les vétos) est ainsi construit autour de l’arrivée au village d’Alex, une nouvelle venue (Noémie Schmidt), choisie par le mentor pour assurer la relève de la clinique auprès de Nico (Clovis Cornillac). Ce point de départ permet ainsi à la cinéaste d’évoquer les difficultés qu’a cette Parisienne à se réintégrer dans une communauté dont elle a pourtant déjà fait partie.

Ce long métrage ne passera pas à l’histoire de la même façon que les deux autres cités plus haut, mais il se révèle néanmoins sympathique. On y dénote en tout cas un souci d’authenticité (l’inévitable scène de vêlage est bien rendue), de même qu’un regard empathique sur un milieu peu souvent évoqué au cinéma. Si l’approche est parfois un peu appuyée, le sens du dialogue qu’affiche Julie Manoukian, avec les touches d’humour qui en émanent, reste un bon atout.

AFFICHE FOURNIE PAR TVA FILMS

Notez que La relève est à l’affiche dans les salles situées à l’extérieur des zones rouges.

★★★

La relève. Comédie dramatique de Julie Manoukian. Avec Clovis Cornillac, Noémie Schmidt, Carole Franck. 1 h 32.