Jess est heureuse de porter l’enfant de ses meilleurs amis, Josh et Aaron, qui forment un couple de même sexe. Cette bulle de bonheur éclate lorsqu’un test révèle que le fœtus est atteint du syndrome de Down.

Marie Tison Marie Tison
La Presse

C’est un dilemme moral qui risque de détruire une amitié.

Jess (Jasmine Batchelor) porte l’enfant du couple formé par Josh (Chris Perfetti) et Aaron (Sullivan Jones). L’enthousiasme des deux hommes diminue sérieusement lorsqu’un test révèle que le fœtus est atteint du syndrome de Down. Ils ne se sentent pas en mesure de faire face à une telle expérience.

IMAGE FOURNIE PAR MONUMENT RELEASING

Affiche du film The Surrogate

Pour Jess, c’est différent. La jeune femme est idéaliste et aime sincèrement les enfants. Elle se rend compte avec désarroi que les valeurs de ses amis diffèrent des siennes.

Jasmine Batchelor est lumineuse alors qu’elle suit un parcours crève-cœur à la recherche de la bonne décision. Chris Perfetti exprime bien les sentiments contradictoires de Josh, l’ami de toujours. Des personnages secondaires sont aussi très bien campés, comme Bridget (Brooke Bloom), la mère désabusée et épuisée d’un enfant trisomique, ou comme la mère de Jess, une universitaire qui ne veut pas voir sa fille tomber dans le cliché de la mère afro-américaine qui élève seule un enfant handicapé.

Jeremy Hersh a réalisé un film sobre, dénué de musique sirupeuse, qui explore avec sensibilité un champ de mines éthique.

★★★½

Drame. The Surrogate, de Jeremy Hersh. Avec Jasmine Batchelor, Chris Perfetti, Sullivan Jones et Brooke Bloom. 1 h 32.