Laissé pour mort après sa dernière évasion spectaculaire, Eugène-François Vidocq, célèbre bagnard sous le règne de Napoléon, tente de se faire oublier sous les traits d’un simple commerçant. Son passé aura pourtant tôt fait de le rattraper.

Marc-André Lussier Marc-André Lussier
La Presse

La vie d’Eugène-François Vidocq est de celles dont on nourrit les romans et le cinéma. Tour à tour délinquant, bagnard, informateur pour la police et directeur de la «Brigade de la sûreté», aussi détective privé, le personnage nourrit l’imaginaire collectif français depuis des décennies.

La plus récente mouture de sa vie est mise en images par Jean-François Richet, un cinéaste réputé pour ses films d’action, tant en France (Ma 6-T va crack-er) qu’aux États-Unis (Blood Father).

Son plus haut fait d’armes reste le diptyque consacré au criminel Jacques Mesrine (L’instinct de mort et L’ennemi public no 1).

L’empereur de Paris est un croisement entre un drame historique français classique et un film d’action parsemé parfois de scènes violentes.

Disposant visiblement de grands moyens, Richet propose ici un long métrage dans lequel la reconstitution de Paris, début XIXe siècle, impressionne. La somptuosité des décors dans lesquels évolue la classe dirigeante fait ici grand contraste avec la réalité de la rue.

AFFICHE FOURNIE PAR A-Z FILMS

Affiche de L’empereur de Paris

L’approche qu’emprunte le cinéaste fait parfois ressortir les raccourcis du scénario, mais en faisant appel à Vincent Cassel, son acteur fétiche, Richet ne pouvait trouver meilleur interprète.

Grâce à lui, et aussi à ceux qui l’entourent (Denis Ménochet et Fabrice Luchini se démarquent chacun à leur façon), cet Empereur de Paris se révèle divertissant, à défaut d’être inoubliable.

* * * L’empereur de Paris. Drame historique de Jean-François Richet. Avec Vincent Cassel, Olga Kurylenko, Fabrice Luchini. 1h50.

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