L'histoire: Dans une prison du Nevada, un prisonnier violent se voit offrir la possibilité de participer à un programme de rééducation axé sur le dressage de chevaux sauvages.

MARC-ANDRÉ LUSSIER LA PRESSE

Deux autres films nous viennent immédiatement à l'esprit quand on regarde ce premier long métrage de Laure de Clermont-Tonnerre. Il y a d'abord The Rider, le très beau film de Chloe Zhao, pour ce rapport thérapeutique, quasi spirituel, avec les chevaux. Et puis, Bullhead, un film belge (de Michaël R. Roskam), qui, il y a quelques années, a révélé au monde la puissance de jeu de Matthias Schoenaerts, dans un même genre de rôle.

La réalisatrice française, qui a tourné son film en anglais aux États-Unis, parvient quand même à trouver sa propre identité dans cette histoire inspirée d'un programme qui existe vraiment, destiné aux détenus dangereux. La rage masculine est canalisée dans un rapport de complicité avec des chevaux sauvages, en apparence aussi indomptables que ceux qui tentent de les dresser.

L'une des grandes qualités de The Mustang, outre ses remarquables images (signées Ruben Impens), est d'être resté loin des conventions hollywoodiennes. Il n'y a ici aucune tentative de transformation disnéenne.

Même s'il émane du récit une grande humanité, tout reste à l'état brut, à commencer par la performance de Matthias Schoenaerts. L'acteur belge se consume dans ce personnage de prisonnier enragé contre le monde entier, qui, dit-il d'emblée, «n'est pas bon avec les gens».

Ne serait-ce que pour lui, The Mustang mérite d'être vu.

Il est cependant dommage que ce film lancé au festival de Sundance, où il a été chaleureusement accueilli, soit à l'affiche seulement en anglais au Québec.

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The Mustang. Drame de Laure de Clermont-Tonnerre. Avec Matthias Schoenaerts, Jason Mitchell, Bruce Dern. 1h35.

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IMAGE FOURNIE PAR UNIVERSAL PICTURES CANADA

The Mustang