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On the Basis of Sex: pas à la hauteur du personnage **1/2

Felicity Jones dans On the Basis of Sex,... (Photo fournie par Universal Pictures Canada)

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Felicity Jones dans On the Basis of Sex, un film de Mimi Leder

Photo fournie par Universal Pictures Canada

Synopsis : Dans les années 70 aux États-Unis, une jeune avocate poursuit jusqu'en Cour suprême son combat pour mettre fin à un siècle de discrimination légale à l'encontre des femmes.

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On the Basis of Sex, un film de Mimi Leder

Affiche fournie par Universal Pictures Canada

Le plus grave problème de ce film de Mimi Leder, bien que ce ne soit pas le seul, est d'arriver quelques mois après RBG, l'excellent documentaire de Julie Cohen et Betsy West consacré à Ruth Bader Ginsburg. Il aurait fallu que la réalisatrice, qui porte à l'écran un premier scénario de Daniel Stiepelman, le propre neveu de la célèbre juge (était-ce vraiment une bonne idée ?), arrive avec un film à la fois exceptionnel et inspirant. Cela n'est malheureusement pas le cas. On the Basis of Sex est un drame biographique des plus classiques, auquel la réalisatrice donne un traitement prévisible et platement hollywoodien.

Reprenant un projet qui s'est promené longtemps dans les officines (auquel Natalie Portman a notamment été associée), Mimi Leder, dont le plus récent long métrage destiné au grand écran remonte à Thick of Thieves il y a 10 ans, a confié le rôle à Felicity Jones (The Theory of Everything, Rogue One). L'actrice britannique semble cependant être dirigée de façon un peu unidimensionnelle.

Tourné essentiellement à Montréal, le film aborde une vingtaine d'années de la vie de Ruth Bader Ginsburg, de son entrée à la faculté de droit de l'Université Harvard en 1956, où les rares femmes admises étaient montrées du doigt par la direction pour avoir « pris la place d'étudiants mâles », jusqu'à ses combats des années 70. Au beau milieu des bouleversements sociaux, cette brillante avocate a alors enfin pu faire valoir, grâce à une cause où un homme était lésé, la nature discriminatoire de certaines lois. Et les faire changer.

Bien entendu, le parcours de cette femme d'exception fait en sorte que le spectateur y portera quand même intérêt, surtout celui qui ignorerait peut-être son histoire, mais le scénario reste bien sage. Trop sage, en fait. Plutôt que d'explorer la personnalité particulière de la femme, autant son humour que sa détermination et son rejet des conventions, on se limite ici au côté studieux d'une professionnelle, appuyée par un mari parfait (Armie Hammer).

Beaucoup trop lisse

Autrement dit, les éléments qui font que Ruth Bader Ginsburg a pratiquement atteint aujourd'hui le statut d'une rock star sont escamotés au profit d'un parcours illustré de façon beaucoup trop lisse. Le récit faisant seulement écho à ses accomplissements de jeunesse - fort importants au demeurant -, on apprendra à la fin du film la suite de son histoire grâce à de simples mentions, notamment sa nomination à titre de juge à la Cour suprême des États-Unis par le président Bill Clinton en 1993, facilement confirmée par le Sénat à 96-3.

Quand la vraie Ruth Bader Ginsburg, maintenant âgée de 85 ans, traverse l'écran en guise de conclusion, le regard évasif, on ne peut faire autrement que penser à ce qu'elle se dit peut-être intérieurement : le documentaire était bien mieux que ce long métrage trop beige !

**1/2

On the Basis of Sex. Drame biographique de Mimi Leder. Avec Felicity Jones, Armie Hammer, Justin Theroux. 2 h

> Consultez l'horaire du film




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