L'histoire: Un jeune cadre américain ambitieux part sur les traces de son patron disparu, en repos dans un mystérieux centre de bien-être, isolé en Suisse. Sur place, il sera rapidement atteint du même mal dont semblent souffrir tous les pensionnaires.

Publié le 17 févr. 2017
Marc-André Lussier LA PRESSE

Après trois épisodes de la série Pirates des Caraïbes, après l'échec cuisant de The Lone Ranger, Gore Verbinski, lauréat d'un Oscar il y a cinq ans grâce à son film d'animation Rango, transpose les travers de ses films précédents dans un nouveau genre.

A Cure for Wellness, qui flirte avec le cinéma d'épouvante sans vraiment y aller à fond, aurait sans doute gagné en efficacité si le récit ne franchissait pas un point de non-retour sur le plan logique. Ainsi, le cinéaste propose une fois de plus un film dont le propos ne justifie en rien une telle durée.

Évoquant un peu l'atmosphère de Shutter Island, le scénario - original, précisons-le - ne provoque aucun effet de surprise non plus. Ainsi, le fameux manoir ancien, juché sur la cime d'une montagne en Suisse, est très vite montré comme un endroit peu invitant, très lugubre, devant lequel n'importe qui préférerait sans doute prendre ses jambes à son cou.

Pourquoi diable les nantis de ce monde choisissent-ils - et paient-ils le gros prix - pour se «reposer» dans cette destination «de rêve»?

Entre des expériences à la Frankenstein et quelques séances de «réhabilitation» orchestrées par un médecin fou, le récit emprunte rapidement la forme d'une enfilade d'effets-chocs qui ne mènent nulle part, sinon à un dénouement prévisible, qu'on avait déjà deviné plus de deux heures auparavant. Pour un film à suspense, c'est quand même un peu gênant.

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A Cure for Wellnes (V.F.: Cure de bien-être). Drame d'horreur de Gore Verbinski. Avec Dane DeHaan, Mia Goth, Jason Isaacs. 2h26.

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image fournie par 20th Century Fox

A Cure for Wellness