Sonia Sarfati LA PRESSE

Un vent de fraîcheur soufflait sur La vie est belle de Roberto Benigni. Et puis, le cinéaste nous l'a joué hystérique à la cérémonie des Oscars avant de se planter royalement avec le honteux Pinocchio. Le tigre et la neige lui permet de revenir au principe du film qui l'a mis sur la carte mondiale: faire rire avec le drame des drames, c'est-à-dire la guerre. Cette fois-ci, en Irak. Attilio est séparé de sa femme. Il est devenu poète. Il rêve chaque nuit qu'il se remarie avec elle. Elle ne veut rien savoir. Suit un poète, un autre, à Bagdad. Est blessée dans les premiers bombardements américains. Elle est dans le coma. Il va s'occuper d'elle. On se retrouve alors dans une manière de Parle avec elle. Onirisme en moins, clowneries en plus. L'idée est jolie. Sauf que nous ne sommes plus vierges en matière «benignienne ». Ainsi, quiconque est allergique à la manière clownesque qui est celle de Roberto Benigni, aura presque autant de bonheur au fil de cette comédie que le randonneur qui tombe dans un bosquet d'herbe à puce.
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** 1/2

LE TIGRE ET LA NEIGE
Comédie de Roberto Benigni.
Avec Roberto Benigni, Nicoletta Braschi, Jean Reno.

Sortie : 26 juin